Impossible de savoir ce qu’elles veulent vraiment…
Comment s’y prendre alors, pour les satisfaire ?
Et si, enfin, elles pouvaient commencer par nous donner quelques clés qui nous aident à mieux percer les secrets de leur planète, au lieu de nous reprocher sans cesse de ne pas les comprendre ?
Ah ! Les femmes
…
Las ...
J’y pige plus rien, moi ….
Donc si j’ai bien compris la situation actuelle relative à la grippe du cochon : A H1N1, il ne s’agirait que d’un violent virus de la grippe du poulet (aviaire : A
H5N1), qui aurait migré chez le cochon et, une fois sa mutation opérée dans notre sympathique animal de la ferme, s’attaquerait cette fois-ci … au fermier. L’ingrat !
Je condense, bien sur, mais semble-t-il, c’est à peu pré comme ça que tout a démarré au Mexique voici bientôt un an …
Depuis approximativement l’invention de l’agriculture, voilà 10000 déjà, l’homme s’est évertué de réunir dans une proximité ahurissante des êtres vivants qui, dans la nature, ont peu de circonstances de se côtoyer : les volailles, l’espèce porcine, les bovins, les caprins et l’homme, bien sur ….
Un mix bactériologique explosif vecteur, jadis comme aujourd’hui, de « pestes » en tout genre.
A la campagne, on le sait : l’air est frais.
Dix mille ans que ça dure.
Ainsi va la vie …
Mais qu’est ce que la vie ? C’est quoi le vivant ?
Une crise économique qui se propage, s’accroît et se modifie par le monde à vitesse grand « V », représente-t-elle un ersatz du vivant ?
Les économistes s’interrogent.
Sur une toute autre échelle, les biologistes réfléchissent aussi : un virus, invisible et sournois qui ne peut se répliquer sans aide de la cellule qu’il infecte, est-il vivant ?
Voici deux systèmes à la fois globalisés et éphémères qui défient les lois qui gouvernent l’Univers.
L’argent et la contagion.
Aujourd’hui les « vaccins » à ces maux, offrent un remède incantatoire et alchimiste aux principales mortifications d’un monde qui aurait sombré dans le chaos et le désordre.
C’était à un temps ou l’ADN n’existait pas.
Mon enseignant de biologie de l’époque attribuait au vivant deux propriétés essentielles.
Le pouvoir de créer de l’ordre à partir du désordre et la capacité de transmettre son propre plan spécifique de génération en génération.
Qu’est-ce que la vie, en définitive ?
Si personne ne me le demande : je le sais. Mais si on me le demande et que je veuille l’expliquer, je ne le sais plus.
Peut-être un processus producteur de sens et qui nous aiderait, dans nos interrogations, à nous sortir de nos crises, de nos maladies, de nos malaises et de nos souffrances.
La vie, comme seul remède à la mort et au chaos.
C’est promis : contre ce nouveau produit « naturel » (ou bio) tout droit sorti de nos champêtres contrées qu’est la grippe porcine, je me ferai, cette fois-ci, vacciner.
Et oui, las. Il est grand temps de rentrer. D'atterrir.
Redescendre sur terre.
Laissons cependant encore un peu, avant l'arrivée de l’automne, l’esprit flâner dans les nuages ...
Souvenirs de nos vacances désormais mortes.
"Fermeture des portes, verrouillage du toboggan. Parés pour le décollage".
Souvenons nous de cette publicité d’il y a quelque mois
encore.
Elle me faisait bien marrer. Il s'agissait d'une pub pour une de voiture dont la marque et le modèle, oubliés, sont sans importance.
Elle présentait, le cliché d’un couple bien citadin découvrant qu’une chèvre sent le bouc et que la traite se faisant sur une femelle est une tradition qui se
transmet de mère en fille…
Ce couple, à la fois coincé et naïf face à l’incrédulité teinté d’énervement du fermier était bien drôle.
Pour l’image qu’elle donne du monde rural vu par l’urbain, essentiellement.
Exagéré ? Pas tant que cela.
Malgré mon inexpérience totale de vie à la campagne, j’ai néanmoins eu l’occasion néanmoins de séjourner, dans des vertes contrées dans des périodes, heureusement, de fort courte durée.
Lors de visites à des fermes locales j’ai toujours côtoyé dans les étables des vaches la plupart branchées sur les trayeuses électriques. Un coté assurérement très « up to date » de la part de ces ruraux bovins.
Une rencontre inouïe entre tradition et modernité qui m’a toujours donnée la chair de poule. Une méfiance surtout de ce monde faussement bucolique qui
exhalait l’odeur du foin mêlé au fumier des bêtes.
Pour le romantisme il fallait – toujours – repasser.
Tu parles d’une campagne accueillante. Cette image idéalisée par des parisiens avides de nature et de retour aux sources.
Pour moi, ce « retour aux sources », c’était surtout le mélange entre boue et bouse qui collait si bien et si lourdement à mes semelles et la nouée de mouches harceleuses me hantant
jusque dans mes nuits.
Et ces réveils au matin avec, déjà, un sentiment d’écoeurement.
Ces relents absolument insoutenables qui envahissaient le bocage environnant. La maison qui empestait de l’odeur de cet agreste fumier.
Des vacances qui me donnaient la nausée.
Et toujours la même interrogation : d’où pouvait bien provenir cette fétidité insoutenable ? Car tout pue à la campagne. Y compris les
fromages que l'on y fabrique.
Et toujours les invités qui débarquent, sortent leurs bagages, s’installent, découvrent le jardin, le potager, l'agréable cerisier et les champs derrière la maison.
Ils scrutent l’imposant corps de ferme, là-bas, au bout du champs et s’extasient…
“Haaah, quel plaisir, quel bonheur de vivre au grand air, et puis ces odeurs, c’est la campagne, le foin, la nature, les animaux de la ferme, blablabla, blablabla”.
J’ai toujours été dubitatif devant ces ébahissements naïfs, mais je n’ai vraiment jamais résolu démentir leur idée de l’odeur de la campagne et des animaux de
ferme.
Pour moi, c’est clair, tout cela : ça pue gravement.
Et les manèges qui duraient toute la journée, tandis que l’odeur se fait de plus en plus forte, de plus en plus nauséabonde et les amis de plus en plus admiratifs de ce coin de campagne. De
ce choix de vie, l’espace d’une vacance ou d’un we, entourés de ces odeurs brutes du bon air de la campagne.
Ce n’était finalement qu’au soir, seul, en entrant dans le garage pour récupérer les affaires restés dans le coffre de la voiture que j’osais enfin me boucher le nez.
En fait cette si typique odeur naturelle de la campagne et des animaux de la ferme, c’était tout bonnement la fosse septique qui venait de déborder. Comme d’habitude, quoi.
Vivre le mois d’août à Paris c’est une expérience
indescriptible.
La capitale rien que pour soi.
Les casse-pieds partis, les embouteillages dissipés, les contractuelles en mode « parasol on » et les belles touristes en goguette …
Le bonheur vous dis-je.
Malheureusement il y a toujours quelqu’un qui vient vous ruiner vos meilleurs plans d’inaction et d’oisiveté.
Le we dernier ce fut le tour d’Hervé.
Vieux camarade de fac, il partage avec moi son entêtement farouche pour la vie de célibataire endurci. Cependant ce qui paraît bon pour lui, étrangement il le supporte mal chez les autres.
Animé ainsi par les meilleures intentions du monde et profitant de la fin des travaux dans sa maison de campagne du coté d’Etretat, il venait d’avoir l’excellente
initiative d’inviter chez lui la poignée des rescapés du grand exode aoûtien.
Qu'importe si ses amis étaient désireux peut-être de se la couler tranquille à Paris loin de la foule des vacanciers, des autoroutes saturées, des plages bondées et des campagnes
verdoyantes à te déprimer un cheptel entier de bovins.
Il fallait, pour leur - notre - bien, créer de l'animation.
Que voulez vous, il y a de la "Mireille Dumas" chez notre Hervé. Voir de l’irresponsabilité.
Mais après tout c’est un ami et revoir les quelque sporadiques et valeureux copains ayant fait sermon de ne pas vivre en couple, ça ne se refuse pas.
D'autant plus qu'en plein mois d’août dans un Paris désert, les occasions pour faire la fête son rares.
Va donc pour la campagne d’Hervé.
Arrivé chez ce dernier en milieu de l’après midi, j'ai reconnu
immédiatement les voitures de mes vieux copains et copines.
Tous, ou presque, travaillant dans l’événementiel, la presse, la communication, ou le juridique, ces connaissances affichaient assez ostensiblement les indicaterus de leur belle réussite.
Dans la vaste cour de la maison retapée d’Hervé, on pouvait se croire au dernier salon – rutilant – de l’auto.
Entre une Bugatti, une Audi sport, une Lamborghini et autre Porche ou Bentley, j’ai pu garer ma vieille R5 toute pourrie et toussotante.
Un verre à la main et en tenue décontractée, Hervé vint à ma rencontre. Sincèrement heureux de voir un récalcitrant de la campagne tel que moi sur le perron de sa maison campagnarde du bord de mer, il me gratifia d’une franche et virile accolade.
Je venais à peine de débarquer et me voilà déjà en train de siroter un Porto pink + cranberry + vodka mandarine.
Ca promettait.
Ca déambulait dans toute la maison, les bises claquaient entre la terrasse, le salon très « hype » et le parc paysager.
Après deux verres et mille banalités, Hervé insista vraiment pour me présenter Claudia, une ravissante brune d'approximativement 35
ans.
J’ai pu ainsi apprendre que Claudia était, médecin gériatre dans un grand hôpital parisien vraiment à quelque pas de chez moi. Tiens,
tiens...
Une coïncidence ?
Sacré Hervé.
Un détail pourtant m’intriguait … mais pourquoi donc il tenait tant me présenter cette pourtant très jolie brune en insistant longuement sur
le fait qu’elle était médecin gériatre …
A la quarantaine bien tassée cela signifiait-il, qu’il fallait enfin méditer sur la temporalité de l’existence ?
Quel message subliminal se cachait-il derrière les attentions de l’un de mes meilleurs amis ?
Les premiers mots de
l’Ecclésiaste : Vanitas vanitatum, resonnaient encore dans ma tête alors qu’avec Claudia, nous nous trouvâmes à nous promener dans le vaste parc. Histoire de
faire un peu mieux connaissance, nous avait soufflé Hervé et de mieux apprécier aussi les aménagements végétaux de son jardin.
Le soir avançait lestement en laissant, dans l’air humide du crépuscule, l’arome iodé et puissant de la mer toute proche.
La conversation avec cette jeune femme médecin à la beauté ravageuse était exquise. Il y avait chez Claudia une sensibilité et un esprit d'une justesse inouïe.
Son style et ses propos étaient sobres et mesurés.
Elle cadençait régulièrement sa conversation colorée d’anecdotes bien amusants par des sourires feutrés.
Je pouvais sentir sa respiration lorsqu’elle écoutait à son tour mes bavardages anodins.
Elle se déplaçait dans ce parc, dans cet écrin à la végétation luxuriantes et ordonnée, d’une manière aérienne et feutrée.
Sa voix était grave, magnétique. Une voix qui m’embarquait immédiatement dans ses phrases.
Il y avait en elle comme une grâce. Une gravité.
Un mystère aussi.
Mais il fallait rentrer car il commençait à faire frais. Il fallait en autre décharger mon bagage du coffre de ma voiture, le monter ensuite dans la chambre qu’Hervé m’avait réservé chez lui.
Prendre une douche et me préparer pour le dîner.
Je proposais ma veste en lin à Claudia dont j’avais pu noter les fréquents frissons qui parcourraient ses épaules et son dos.
Sur le perron de la maison nous échangeâmes une embrassade sur nos joues. Rendez-vous était ainsi pris pour le dîner.
Dans le salon Benoît s’était mis au piano. Une lumière ou plutôt pénombre ambrée s'échappait des abats-jour et des bougies un peu partout allumées dans la
maison.
Il y avait des éclats de rire et dans la maison il y régnait une ambiance feutrée très lounge ou piano bar. C'était l'été. Tout était si calme, si paisible.
Durant la petite heure précédant le dîner avec Hervé et les autres copains, nous nous retrouvâmes tous dans le vaste salon à siroter un cocktail apéritif.
Claudia d'un coté et moi dans un autre, on était happés par les conversations avec nos amis.
Prenant place à table, le hasard nous fit prendre place, éloignés l'un de l'autre.
Tout au long de ce dîner un peu poussif, les garçons ne faisaient que parler de bagnoles ou business.
Les filles sembraient improviser autour des thématiques tournant autour des dernières tendences des régimes minceur sans peine.
De temps à autre, je passais le sel...
Hervé en exquis amphitryon désira un peu plus tard, entre la poire et le fromage, lancer - adroitement ? - la conversation en interpellant Claudia au sujet de son
activité au service gériatrie.
« Oui Claudia, dis-nous au fait : en tant que médecin des vioques, en quoi consiste-t-il exactement ton boulot au juste ? ».
De son plus désarmant sourire, Claudia partagea alors avec nous sa parole de soignante.
Elle nous parla, sans nulle gravité, de sa manière de côtoyer la mort d’un patient, attendue ou non.
Des morts nombreuses pour les uns, plus rares pour les autres.
De sa manière, de sa façon d’appréhender cette situation où la vie s’en va, devant soi. Où l’on passe des soins aux patients aux soins mortuaires. De ces instants qui génèrent une myriade de sentiments si profonds, si divers, si humains. La culpabilité, le chagrin, la peine, la détermination, les regrets, la fatalité, la souffrance, la peur …
Claudia nous dit aussi comment la scène de la vie ne s’arrête pas au dernier souffle d’une personne âgée.
De comment encore faut-il annoncer sa mort aux proches.
De comment dans son service on prépare, le cas échéant, le corps du patient décédé.
De quelle manière elle adressait toujours le message aux personnes présentes en privilégiant celle qui semble la plus proche de la personne défunte. C’est celle-là qu’elle regardait toujours.
De comment elle articulait lentement ses mots pour pouvoir être entendue par tous ceux qui le veulent. De quelle manière elle ressentait le désespoir des autres. Des ses mille manières dont ce même désespoir se manifeste. Le plus souvent dans la colère, voir le reproche au défunt qui abandonne.
Plus rarement dans une froideur prématurée s’inquiétant de l’organisation des obsèques ou autres tâches matérielles. Du désespoir. D'un désespoir dont nous autres, autour de cette table, on ignorait tout.
De comment, dans le quotidien de son travail, elle médicalisait la mort des autres.
De son approche de la mort dans une société où les rituels qui permettaient aux communautés d’affronter le mystère de la mort se sont affaiblis.
Claudia s'efforçait de nous expliquer que cela ne facilite pas pour nous aujourd'hui, l’acceptation du décès de l’être cher.
Elle était ainsi révoltée de constater qu’au contraire les gens attendent aujourd’hui une mort sans douleur et sans souffrance, car notre société semble avoir expulsé la mort.
Elle explicait calmement que hôpital était de nos jours devenu le dernier repaire où la mort encore avait le droit d’être nommée, côtoyée, mentionnée et parfois même, invoquée.
Elle nous disait que le patient en fin de vie se trouve loin de la dimension communautaire porteuse des rites d’accompagnement, des rites de deuil pour ses proches.
Que la mort était ainsi considérée comme un échec par la médecine, la négation de la mort avait ainsi des conséquences directes sur les soignants hospitaliers.
Des soignants qui sont les premières victimes du déni de la mort par une société qui préfère se rêver éternellement jeune, donc immortelle….
Depuis les fenêtres ouvertes au loin on pouvait entendre l’entêtant aboiement d’un chien. Un lourd silence s'était installé autour de nous.
Le temps paraissait comme suspendu.
Quelque part, autour de nous, la mort semblait roder. Invitée au banquet de Don Juan telle la statue du Commandeur, elle semblait nous implorer de nous
repentir : « Pentiti » !
De nous secouer, d'éveiller enfin notre conscience et d'y bannir toute vacuité.
D’une voix calme et suave, Claudia nous avait parlé de son quotidien.
De sa manière de côtoyer la mort et aussi de l’apprivoiser.
Sa chevelure brune qui faisait onduler son visage si beaux et son sourire si envoutant, apostrophaient mon âme.
Ses propos faisaient vaciller toutes nos certitudes.
Elle avait beau nous parler ainsi de la mort. C'était la vie qui triomphait car il y avait tellement d’amour en elle. Tellement d'espoir.
Il ne pouvait avoir que les sots pour éprouver, dans cette paisible nuit d’été à Etretat et dans le confort cossu de nos vies si riches en privilèges, de l’épouvante.
Dédié à toutes celles et ceux recalés à l'épreuve du Bac : millésime 2009
Bon, ça y est. Les épreuves du bac sont terminées.
Les épreuves de philosophie aussi.
Revenons un court instant sur cette épreuve incontournable où les perles les plus sublimes devraient faire l’objet d’un dictionnaire consacré à la connerie de nos tendres têtes blondes et autres chevelures crépues de tout bord.
En ce siècle qui “sera” de toute façon… « con » ou pas…je crois que je vais finir pour devenir misanthrope en vieillissant , si ça continue.
Attention : nos jeunes sont des jeunes cons. Ca ça ne va pas s’arranger car qu’y a-t-il de plus con qu’un jeune con ? Et bien : un vieux con. Eh oui, on n’y peut rien contre l’expérience.
Sujet philosophique du jour: l'Homme est-il con de nature, ou fait-il tout pour le paraître seulement? Ah le(s) con(s) … !
Audiard, Coluche, Frédéric Dard, Brassens et tant d’autres l’ont décrit, le président l’a remis au goût du jour. Mais qu’est-ce qu’un con ? Qu’y a-t-il derrière ce qui est certainement le mot le plus difficile à traduire de la langue française ?
Wikipedia nous dit que le mot "s’utilise surtout comme une insulte destinée à identifier une personne comme étant stupide, naïve ou désagréable". Si on considère que "stupide" et "naïve" peuvent signifier la même chose, on constate que deux sens assez différents se dégagent : bête ou méchant. Essayons brièvement de décrire les grandes catégories de cons.
Le con méchant pourrait être classifié par l’expression : sale con. Le qualificatif de sale ne présume nullement de la propreté de l’individu mais indique plutôt que sa connerie le salit. C’est le type désagréable de Wikipedia, celui qui n’hésite pas à écraser les autres de toute sa connerie. Celui qu’on pourrait en étant très grossier encore qualifier d’"enculé", quoique je n’ai jamais trop compris pourquoi cet adjectif qui devrait désigner un quidam subissant la volonté brutale d’autrui indique en l’occurrence celui qui fait subir, mais c’est un autre débat. Le sale con est égoïste, souvent prétentieux et a élevé son type de connerie au niveau de mode de vie, quasiment de philosophie. Sa connerie n’a pas de repos. Il est, d’ailleurs, rarement bête et aurait donc souvent du mal à rejoindre la deuxième catégorie.
Le con stupide est lui globalement qualifié de pauvre con. C’est celui qui a le plus été étudié par les artistes susnommés. Jacques Villeret ou encore Jean Carmet étaient capables de l’interpréter à merveille, bien que loin de l’être. Il est ballot, bêta, naïf, parfois attendrissant mais aucunement méchant. Un peu rêveur ou ignorant, il semble beaucoup moins conscient de sa connerie que le sale con. Moins constant aussi dans son art, il peut l’utiliser par fulgurances et sait faire preuve d’un véritable génie en la matière. Il peut être riche d’ailleurs et l’adjectif pauvre indique plutôt qu’il est à plaindre.
En politisant le débat, on se rend compte assez aisément que les électeurs de droite reprochent souvent à leurs adversaires d’être des pauvres cons naïfs alors que les gauchistes qualifient souvent leurs ennemis de sales cons égoïstes. Ici, l’altercation du président au Salon de l’agriculture est très révélatrice : "Tu me salis"... "Pauvre con". Tiens, tiens... Tout ceci semblerait indiquer que le figurant anonyme serait de gauche.
Alors bien sûr il y a d’autres catégories de cons mais elles semblent être plutôt des niches. Dans ce cas l’adjectif décrivant le con a un sens réel :
- le petit con et le jeune con ne s’utilisent plus à partir d’un certain âge.
- le vieux con peut être un ancien de la catégorie précédente.
- le grand con est d’une taille conséquente, ceci ne préjuge en rien de l’étendue de sa connerie.
- la bande de cons (au-delà de trois, disait Brassens) révèle l’instinct grégaire du con.
Et tant d’autres. Personnellement, j’ai une certaine tendresse pour le redoutable con, celui qui est bien connu par sa connerie et dont on se méfie à juste titre.
Quel con ! J’allais oublier le centriste de la connerie, le gros con. Si on désigne ainsi parfois un con d’une circonférence abdominale conséquente, c’est le plus souvent l’épaisseur de sa connerie qui est en cause. L’adjectif gros classe le détenteur de la connerie très haut dans l’échelle. Il n’est là nulle mention au caractère bête ou méchant de l’individu, ce qui fait qu’effectivement il serait bien difficile de le classer à droite ou à gauche politiquement parlant. Ou alors parmi les jeunes ou le vieux. D’autant qu’il est souvent, dans toute l’amplitude de sa connerie, capable de passer pour un pauvre con comme pour un sale con.
Je suis conscient qu’en ayant été concis j’ai certainement omis des sortes de cons. Qu’ils ne m’en veuillent pas et qu’ils n’hésitent pas à se manifester. On le sait bien : les cons aiment à se mettre en avant. Et si de distingués bloggeurs
veulent compléter cette réflexion, j’en serai très content. Mais n’aurais-je pas connement ouvert une boîte de Pandore ?
Mon dieu, j'en ai les vertiges.
Je lisais, ces temps-ci, le grand raffut médiatique qu’occasionnait un ex humoriste, qui
ne me fait plus rire, qui jadis officiait en binôme et qu’aujourd’hui ambitionnerait une carrière politique notamment sur les bancs du Parlement Européen.
Ce candidat expliquait dans la presse à qui bien voulait l’entendre, les arcanes de son programme «anti-communautariste et anti-sioniste».
De sa volonté de se prévaloir, par une «guerre culturelle» (sic), son sentiment de mise à l’index des grandes formations politiques républicaines qui, d’après son sentiment, l’empêcheraient de travailler dans son domaine d’expertise : le comique…
Aujourd’hui, les forces de police, l’empêchant de déposer sa liste participent étrangement à lui attirer
un fort joli coup de publicité.
Comme le temps passe …
Et comme les clivages attisant la haine de l’autre restent.
Ce qui m’interpellait dans ce « papier » lu dans le Monde, était cette obscure notion de « guerre culturelle ».
La culture comme arme de destruction massive ?
Voilà qui faisait de moi un marchand d’armes alors …
Mince ! Je parviendrai vraiment jamais à vraiment bien me connaître.
Si divers, si complexe, si compliqué, si différent que je suis à l’instar de la foultitude des cultures qui s’épanouissent dans notre planète…
Dans une autre vie, celle qui me voyait jadis lycéen au siècle dernier, je me souviens d’une dissertation de philosophie dont la problématique posée était, à quelque chose près, la suivante :
« La diversité des cultures est-elle un obstacle à la vie harmonieuse entre les peuples ? »
Je me suis rappelé, mais d’une manière lacunaire, de ma composition d’alors où néanmoins je m’efforçais de déployer alors un raisonnement visant à démontrer à quel point une culture est un procédé de l’arrachement de l’homme à la nature et que dans cet effort l’homme, tout homme, restait unique car il était le seul être vivant à pouvoir se cultiver.
La diversité des cultures ou plutôt des « civilisations » devrait prouver une seule chose : qu'une culture est arbitraire.
Les sociétés humaines choisissent leurs propres coutumes selon leur caractère, le milieu naturel ; ainsi, les sociétés peuvent être monothéistes ou polythéistes, commerçantes ou belliqueuses, nomades ou sédentaires, avoir tels ou tels rites alimentaires, etc.
Il est cependant certain que ces caractéristiques ne dérivent pas entièrement de la nature.
Les cultures ne sont que des modes de vie ; elles n'engagent pas la nature fondamentale de l'homme, qui est précisément l'aptitude à s'extraire de la simple nature.
Contrairement à ce que véhiculent les pensées nauséabondes de l’intolérance et de l’excrétion de l’autre, la pluralité des cultures suppose l'unité du genre humain de même que la pluralité des langues suppose le langage. La faculté unique qui caractérise l'homme.
J’explicais alors, comme je le réitère aujourd’hui, que la diversité des cultures permet l'échange entre
les cultures, tant il est vrai que tout dialogue suppose un autre différent de soi.
Kant, dans son "projet de paix perpétuelle", affirmait qu'en s'enrichissant de la culture d'autrui, on s'enrichit de sa propre culture.
Pour Herder encore, chaque culture n'a pu exister et s'affirmer que de par son contact avec les autres.
Ainsi les Grecs n'ont pu se forger leur culture qu'au contact avec celle des Égyptiens. De même, la reprise de certains dieux grecs dans la culture romaine prouve que l'échange est possible et qu'il ne nie pas pour autant l'originalité des deux "échangeant".
L'échange des cultures permet donc, à chacun de s'enrichir et d'évoluer.
Sans ça, chaque culture resterait enfermée sur elle-même et figée.
La diversité renforce le sentiment d'humanité.
En reconnaissant qu'il existe d'autres manières de voir le monde, cela revient à reconnaître sa propre subjectivité, dont la relativité d’un seul point de vue.
La diversité, dans le respect, nous apprend ainsi l'humilité et nous amène à réfléchir sur notre volonté de toute-puissance.
Apprendre à accueillir la diversité, c'est repousser les comportements racistes et nationalistes et promouvoir des valeurs de fraternité, ce qui enrichissent l'humanité.
Pour Levinas, chaque homme reçoit son humanité de sa rencontre avec autrui. Bref, de celui qui nous est … étranger.
Dans mes rédactions d’alors, comme dans mes pensées d’aujourd’hui, pour moi c’est clair. Je ne voterai pas, lors du scrutin du 7 juin prochain pour les élections européennes, pour cette liste menée par cet acteur, n’est ce pas : incontestablement très ... comique...
Scènes de la vie courante dans une grande brasserie parisienne du coté de la Bastille. Les
vacances de printemps venaient à peine de se terminer que, profitant des retrouvailles après ce court break printanier, les conversations fusaient avec une inspiration époustouflante.
Pour la plupart, mes meilleurs amis, étaient tous là.
Des amis qui viennent à peine de rentrer dans la capitale et les voilà que déjà ils échafaudaient des projets pour les prochains congés d'été.
L'occasion pour moi de mieux appréhender quelle sera la tendance de l’été 2009 pour les grandes vacances.
Les prédispositions des uns et des autres semblent porter cette année sur la nature et les ballades …
A chaque bout de la table, je pouvais entendre les enthousiasmantes cohésions émises autour les avantages qu’une balade dans la nature en été provoquait dans les esprits de mes "
meilleurs ami(e)s" …
Pauvres pommes que vous êtes, pensais-je, vous qui vantez les mérites de ces aberrantes pratiques estivales.
Désireux de fuir la ville, vous voilà à vous retrouver, chaque été et par millions, à arpenter les sentiers de France et du monde.
Un afflux dément qui se précipite sur ces chemins improbables parcourus par des baladeurs du dimanche.
A première vue, rien de plus banal qu’une simple promenade à la campagne en été.
Sauf si l’incendie menace et que les insectes se déchainent.
Chaque année on compte en moyenne près de 2000 départ de feu rien que dans le seul sud-est de la France.
Des incendies pour la plupart provoqués par ces irresponsables randonneurs « amoureux de la nature ».
Quant aux insectes, eux aussi profilent des beaux jours pour sortir : abeilles, guêpes, tiques et autres immondes bestioles sont à l’origine de piqûres souvent aussi dangereuses que douloureuses
car les risques d’allergies sont toujours possibles.
Enfin, les vipères, seuls serpents venimeux vivant sous nos climats et qui occasionnent des morsures qui doivent toujours être prises au sérieux. Rarement mortelles, mais quand-même parfois,
elles exigent cependant une prise en charge rapide par les secours.
L’ennui c’est que les secours, loin de la ville, ne sont guère pléthores.
Et qu’en penser de l’hydrocution et des noyades abondamment disponibles dans le rayon des accidents "graves" pour les adeptes occasionnels du cannyonning, rafting et autres descentes
en « eaux vives » ?
Où était-elle donc la fameuse : "prudence attitude" ?
Elle semblait bien absente dans les conversations émises dans ce cossu et néanmoins sûr cadre parisien.
Tout semblait si facile, si cool, si merveilleux.
Hélas ! Ces grands amateurs du monde naturel, semblaient faire fi de tout bon sens. Il y avait de quoi s'angoisser pour eux.
Nul ne s’évertuait à parler de prévention ou des règles élémentaires de sécurité. Le bon sens quoi.
Qui parmi ces étonnants amis de l’écologie et de vacances labélisées « Bio » s’inquiétait de proclamer qu’on ne fume pas dans la nature et encore moins on ne jette jamais son mégot par la fenêtre
de la voiture?
Qu'on ne fait pas non plus de feu de camp et, surtout, qu'on ramasse tous ses détritus après un pique-nique ou un bivouaque sauvage ?
Qui encore s’inquiétait, pour ses enfants ou se proches plus fragiles, afin d’éviter les piqûres d’insectes?
Par exemple avoir le bon reflexe de boire son soda avec une paille plutôt qu’à la bouteille ou directement à la cannette, de refermer les pots d’aliments sucrés et de ne pas faire des gestes
brusques en présence d’abeilles ou de guêpes.
Qui donc, parmi ces urbains endurcis était en mesure d'avouer son incompétence en matière de nature?
Qui encore était en mesure de reconnaitre, parmi les inoffensifs reptiles de nos campagnes, la bien plus dangereuse vipère ?
Et bien je vais vous le dire moi, qui ne quitte jamais le confortable et bénin périmètre de la ville : par sa tête plate, triangulaire et à ses deux crochets. Une sale bête qui te pique toujours
au niveau des pieds lorsqu’on s’aventure en tongs - ou nus pieds ! - sur des chemins rocailleux et escarpés. Ou alors qui te mords au niveau des mains lorsque, stupidement, tu
te mets à soulever des pierres ou que tu les mets dans des troncs d’arbres.
Et que dire des « coups des soleils » ?
De l’abominable cancer, le spectre de la mort, qui plane toujours au dessus de nos têtes et de nos peaux lorsqu’on oublie la prudence dans nos expositions solaires insensées aux
pis moments de la journée sans les protections indispensables de crèmes solaires.
Je pensais aussi tout au long de cet inquiétant dîner en ville, à qui vraiment, parmi ces convives amis, pouvait bien être à jour de sa vaccination antitétanique, ou
encore lesquels parmi eux, pouvait vraiment penser, se trouvant sur les chemins de randonnée, d’emporter suffisamment d’eau dans leurs équipages de randonneur, flambants neufs
de frimeur de la ville.
Qui méditait aussi vraiment qu’avant de se lancer dans toute virée d’explorateur de ce vaste monde, il fallait penser, au préalable, d’informer ses proches de son itinéraire en cas de
balade dans une région où, par exemple, les téléphones mobiles ne fonctionnent pas?
Ou alors qui pensait de se renseigner sur les conditions météorologiques lorsqu'on s’aventure dans des zones naturelles, comme la montagne, et où les climats sont dangereux car
imprévisibles?
Et que faire lorsqu’on se retrouve coincés en plein orage dans la nature?Mais se protéger sous un arbre, of course ! Pfff ...
Qui réflechissait aussi à bien se renseigner sur les conditions d’accès aux réserves naturelles et autres parcs nationaux ?
Les chiens et la cueillette de certains végétaux peuvent être proscrits.
Certains massifs peuvent également être interdits durant les périodes à risques.
Pourtant personne, parmi les commensaux de ce restaurant à la mode, n’envisageait de se renseigner, par exemple, auprès des préfectures locales, ce qui aurait été, peut-être, plus
raisonnable.
Absence totale de la moindre préparation, méthodologie défaillante et, surtout, nulle expertise en la matière.
Pour rien au monde je ne ferai partie de leurs contestables évasions.
Pour rien au monde je ne partagerai leurs aventures dans le monde naturel et hostile.
Trop peur d’y laisser, ma peau.
En revanche, aux environs de fin septembre prochain, je me mettrai à guetter leur retour en direction des portes de Paris, afin d’énumérer les rescapés de toutes ces
mortelles randonnées estivales.
A coup sûr, bon nombre d’entre eux manquera et avec regret, à l’appel.
La nature, on le sait : est cruelle ...
Il fallait bien que cela arrive un jour ou l’autre, n’est ce pas ?
Et voici que notre opérateur commun : Over-Blog, après nous l’avoir joué : « franc camarade » et « démocratie participative » à grand renfort de chartes éthiques à tout va, nous assomme à grands coups – imposés – de Facebook.
Delenda Carthago !
Comme disaient jadis, mes ancêtres les … romains !
Vint donc le 16 avril courant où, une (ou plusieurs) main(s) maladroite(s) de quelque « modo » improbable, souhaitant faire progresser l’environnement OB
(et accessoirement ses recettes financières), eut la bien lumineuse idée de toucher aux css de l’ensemble de la communauté.
Résultat : pendant au moins 48 heures, ce fut la pagaille dans l’ensemble de la communauté.
Une pagaille désastreuse qui, encore aujourd’hui, quatre jours après, semble loin de s’apaiser.
Des blogs déstructurés, des contenus supprimés, des images perdues, des modifications graphiques effarantes, bref, des chamboulements en tout genre qui firent paniquer tout chacun.
Mon propre blog que voici, se retrouve aujourd’hui consignataire d’un arrière fond au « papier peint » déprimant et d’une bannière, dans la page d’accueil, réduite à sa plus simple expression.
Tu parles d’un progrès.
Un peut partout j'ai vu l'apparition de contenus graphiques d’une indigence inouïe et qui, malgré mes signalements répétés, nul technicien – hautement spécialisé – d’OB, ne paraît en mesure de réparer aujourd'hui.
Il en va d’OB comme dans toute autre chose de ce bas monde : il est plus aisé de détruire que de réparer.
A titre personnel j’avais même un court moment pensé que mon modeste "média" avait été agressé par un virus fort nocif et bien intentionné à exiger la peau de votre inoffensif serviteur : Désherbant.
Imaginant une authentique internationale « verte » ayant lancé un contrat sur la tête du tondeur, j’ai laissé pendant quelque temps déambuler ma pensée autour les affres d’un complot … inexistant.
Quelle franche déception en apprenant la bien plus affligeante réalité.
Fi d’attentats ordis par d’obscures organisations rurales aux puissants leviers internationaux digne d'une organisation mafieuse criminelle.
Juste de la pitoyable maladresse d’un médiocre et imbécile "modo", obéissant servilement à une inique consigne venant d’en « haut », et ayant décrété de mettre fin au libre arbitre de bon nombre d’entre nous désireux de ne pas voir les fenêtres (toute fenêtre) publicitaire apparaître, de manière directe ou , dans nos contenus et dans nos pages.
Car désormais, vous l’aurez tous constaté : le tout petit pictogramme spécifique au « réseau social », pour ne pas dire « mafieux », de
Facebook, vous est gratuitement offert et imposé par notre illustre éditeur-opérateur-hébergeur : Over-Blog
Et moi qui n'en veut pas de cette "merdasse" dans mes pages, que dois-je faire pour que l'on me l'inflige pas ?
Piétinant toute éthique, toute déontologie, toute morale, tout engagement initial, Over-Blog vient de forcer la main à l’ensemble de sa collectivité et la transforme, de facto, en ambassadrice du réseau social Facebook.
Souriez donc, mes illustres amis Obiens : vous êtres coincés !
Je me suis toujours efforcé d’être un véritable et aguerri défenseur du célèbre concept « No Logo ! » et voici qu’aussitôt j’en au un, et parmi les plus détestables, fort bien imprimé profondément dans le front et que l'on voudrait que je promène, bien malgré moi, de partout !
Homme sandwich, "à l'insu de mon plein gré", j’ambitionne aujourd'hui de quitter, non sans quelque regret, Over-Blog.
Mêmes mes propres parents n’arrivèrent point jadis, dans leurs louables éfforts éducatifs, à m’imposer des postures qui me semblaient contraires à ma vision du
monde, à mon éthique, à mes valeurs … bref : à ma conception authentique de la liberté et du libre arbitre.
Ce ne sera pas donc cette firme qui héberge « gratuitement » mes simples et humoristiques contenus électroniques de mon blog qui réussira à me faire renoncer à la vision que j’ai
du monde et de ma profonde aversion pour toute hégémonie autoritaire synonyme de tyrannie, autocratie et autre dictature de tout acabit.
En en mot de conclusion, cher Over-Blog et avec tout le respect que je te dois : tu sais où tu peux te le foutre ton Facebook ?
Delenda Carthago !
Cela faisait une bonne semaine déjà que me trouvais piégé à la campagne, pris en otage que j’étais par un couple d’amis Parisiens bourrés de bonnes intentions et tellement bienveillants à mon égard.
Ces, bons, (sic !) amis avaient décidé de tout mettre en œuvre afin de parvenir à me faire aimer les espaces ruraux….
Rien que ça !
Prisonnier ainsi dans ce douteux bocage, j’étais entouré par une végétation bourdonnante et du pollen à foison.
Impossible de m’en échapper.
Le village le plus proche se situait à des kilomètres à la ronde.
Cerise sur le gâteux de mon mal-être, je constatais jour après jour que, dans cette garenne insensée, ma libido
venait brutalement de chuter comme le Cac 40 en ces temps de crise aigüe et planétaire.
Pourquoi, me direz-vous ?
Et bien, songez-y : un maudit lit qui grince violement finit pour avoir raison de mes ardeurs sentimentales et autres nuits apaisées.
En prime, cette ferraille rouillée m’affligeait d’un furieux mal de crâne. Cette céphalée aigüe jaillissait à chaque mouvement intempestif de ma tête.
J’avais beau avaler une dose quasi létale d’aspirine, que ingurgitais chaque jour, rien n’y faisait.
La nature avait beau se réveiller un peu de partout autour de moi, la mienne restait désespérément en berne au contact permanent que j'étais avec ces si
bucoliques, et néanmoins déprimants, paysages.
Le froid, l’humidité et les épouvantables (faux) silences de ce monde rural, s’efforçaient de parachever l’ouvrage de démantèlement de ma soif
de sensualité.
Il fallait reprendre le … dessus, au sens propre comme au figuré.
Dans le varié et bruyant groupe d’amis qui formait cette inouïe équipée "verte" dans la maison rurale à colombages dans laquelle nous étions logés et qui n’avait rien à envier à une glacière, il y avait Isabelle.
Je l’avais croisée une ou deux fois, tout au plus, lors de dîners en ville chez des amis communs, sans pour autant avoir prêté davantage d’attention à sa personne.
J’avais bien eu tort, car je découvrais qu’Isabelle était d’une beauté éclatante. Déraisonnable, même.
Cette campagne m’offrait au moins l’occasion de découvrir son éclat ravageur doublé d’un esprit rempli d’humour et qui me faisait, par moments, pouffer aux éclats.
Je pouvais aujourd’hui finalement contempler à profusion, l’extrême pâleur diaphane de son visage qui juxtaposait avec tant de finesse et tant de grâce l’agréable incarnat de ses joues.
Le vert-de-bleu des ses yeux envoutants qui transfiguraient l’ovale exemplaire de son visage et qui était rythmé par les mouvements espiègles d’une bouche riante et aux lèvres d’un carmin naturel invraisemblable.
Il fallait reprendre les choses en main avant que cette sinistre campagne ne finisse par assassiner mon désir.
Profitant d’une sortie collective du groupe dans la forêt, et que j’ai bien entendu décliné en arguant une improbable allergie aux plantes, j’ai pu
subrepticement et avec circonspection proposer à Isabelle une petite balade dans la prairie environnante en lui prétextant une irrépressible envie de
... cueillir des fleurs...
Tiens ! Et alors ? Pourquoi pas, hein ?
Nous nous enfonçâmes peu à peu dans les herbes hautes et, ayant repéré à proximité une clairière, (qui de plus était bien éloignée de toute population avoisinante et entourée d’arbres qui nous cachaient à la vue), j’entrepris aussitôt un bien rodé jeu de séduction qui finit par se révéler payant, car nous nous retrouvâmes allongés sur cette vaste étendue verte.
Hélas, dans mes élans fougueux, j’avais un peu vite oublié que nous nous trouvâmes à la campagne…
C’est que ça pique l’herbe sauvage …
Isabelle ne semblait pourtant y prendre cure, hélas.
Le bocage normand étant plat, ses cris d’excitation, à ma plus grande gêne, devaient porter très, très loin … Ses clameurs pouvaient ameuter, en autre, la plupart de ces lubriques « satyres » qui rôdent, en nombre, dans toute bonne forêt qui se respecte.
Fallait vraiment rester bien concentrés pour ne pas se faire émousser l’envie, déjà mise à mal par ce sinistre et hostile décor végétal.
Je m’efforçais de faire contre mauvaise fortune, bon cœur, en me disant notamment, que ses râles perçants avaient au moins le mérite d’éloigner les serpents qui pouvaient éventuellement roder autour de nous.
Eh oui, car faire l’amour à la campagne n’est pas sans danger !
Une chose est sûre, il ne faut pas avoir peur des insectes.
C’est ainsi que j’ai passé la nuit suivante à me gratter les fesses, sur ce maudit lit rouillé brinquebalant, jusqu’au sang.
Maudite campagne. Imbéciles citadins que nous sommes car, au fait, mais pourquoi donc on ne songe jamais de se rendre dans ces hostiles contrées avec des tenues de plus simple utilisation ?
Et pourquoi les filles de la ville ne s’habillent jamais à la campagne comme en milieu urbain ? C’est tellement plus pratique une robe ou une jupe …
Pour quelle raison, alors que les sols agraires sont si inconfortables lorsqu’on s’y retrouve à l’horizontale, nus comme des lombrics, personne ne pense jamais de
« proposer » un pique … nique ?
Une bien astucieuse manière pour apporter une nappe, voir plus épais : une couette, laquelle pourrait modifier, en plus moelleux, ces âpres ébats champêtres ….
J’avais beau me retrouver enlacé dans les bras de cette fille si extraordinaire et à la beauté si renversante, de
m’efforcer de trouver cela très « romantique », m’ébattre pitoyablement en me heurtant contre une caillasse acérée, et à des brandilles piquantes, n'avait vraiment rien de "extremely smart".
Rien n’y faisait !
Loin de la ville, loin de mon macadam favori, toute éventuelle carte du « tendre », me paraissait aussi indigeste que coriace.
Nous abrégeâmes ainsi ce supplice, d’autant plus que la si romantique clairière, s’était en effet révélé être un véridique champ … d’orties …
Fallait encore pouvoir les distinguer ces maudites orties, moi qui avait confondus ces plants ... à de la menthe sauvage .... !
Je ne m’y ferais jamais.
J’abhorre la campagne.
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