Le bruit, c'est le mouvement !
Tout ce qui bouge provoque un bruit, et rien ne peut bouger sans produire de son. En fait, on perçoit un bruit quand une personne fait quelque chose, dans un espace, avec un outil.
A la campagne le bruit est donc partout.
Les bruits de la
campagne sont souvent idéalisés par ceux qui n'y vivent pas. Pour un Parisien, le chant des cigales ou le clapot de la mer va être associé à une idée heureuse, comme les vacances. Pour le
campagnard, ces bruits de la nature sont une fatalité qu'il apprécie plus ou moins, mais en tout cas, il ne cherchera pas à lutter contre eux.
En revanche, il va se plaindre de ce qu'il peut maîtriser, c'est-à-dire souvent le bruit des autres, les pétarades d'une mobylette en pleine nuit
par exemple. En ce sens, la perception des sons à la ville ou à la campagne est assez semblable. Les urbains ont eux aussi leur fatalité : aucun individu d'une grande ville n'ira porter plainte
du bruit des voitures. A la ville l’environnement sonore est différent, mais la perception du bruit suit le même schéma.
Or je suis fermement convaincu que le bruit qui résulte des pratiques agricoles crée autant de nuisances que bien d'autres activités comme les bruits réliés par la circulation aérienne,
ferroviaire ou routière.
Sourtout lorsqu'à la campagne la taille des unités de production augmente et que ceci inclut plus de transports des produits agricoles.
Plus de sorties aussi. Aujourd'hui plus de porcs se rendent à l'abattoir, plus de lisier doit être amené aux champs pour l'épandage, etc.
Les bruits associés à cette folle circulation sont toujours une nuisance pour les voisins.
Éviter ou limiter la circulation le soir et la nuit est un moyen de réduire les
nuisances.
Pourquoi donc, ces satanés bouseaux, ne s’arrêtent donc jamais de
produire autant de bruits aux moments les plus incongrus du jour et/ou de la nuit ?
Passe encore pour les animaux et leurs vociférations diverses, mais ces maudits bouseux eux …. A croire qu'il le font exprès
!
Tout comme les bruits, il en va de même pour les odeurs
….
L’inventivité des homidés ruraux est sans limites en matière de (non) gestion de
la gêne olfactive : fumiers/lisiers, brassage d’excréments divers, pompage d’eaux malodorantes et ainsi de suite... Tout pue à la campagne y compris le fromage.
A la campagne plusieurs facteurs sont interalliés à la propagation du bruit, ils incluent la distance, l'absorption de l'air, les conditions météorologiques et la couverture des sols. Par
exemple, la couverture au sol, la rugosité des barrières ou des clôtures ont toutes des effets sur la turbulence de l'air et le mouvement du bruit au-dessus des terres agricoles. Cela
favorise le pourrissement de la vie d'autrui, la mienne par exemple.
Quand je pense qu’il y a toujours quelque part encore des parents débiles qui font écouter à leur jeune progéniture les ineptes chansonnettes du sinistre Henri Dès (oui,
souviens-toi de tes 4 ans d’antan).
Tu penses ? Henri Dès : ce chantre indolent de chansons sur les bruits de la campagne. Tu m’étonne qu’il y
ait de nos jours tant de crétins qui font du bruit à toute heure.
Bon, j’avoue : je ne sais pas trop si ce type a vraiment réalisé une cantilène sur ce thème. Il n’était pas à la composition
d'une merdasse près.
Un truc à t’écorcher les oreilles les chansons de cet Henri Dès et à rendre dingue n’importe quel enfant normalement formé …
Bref : j’exècre la campagne, mais par-dessus tout j’abhorre ses bruits et leurs auteurs : celui produit par le tracteur et par son
abominable pîlote.
Celui de tondeuse. Celui des chasseurs. Celui de la fanfare municipale.
Ainsi que celui - qui se voudrait festif - qui s'échappe lors des week-end d'été, de la minable grange locale transformée, par décision et arrêté municipaux, en douteuse salle de fêtes
communale.
Celui que fait le Porsche du voisin lancée à 100km dans le village alors que je guette en cachette et avec impatience le moment ou il va faire
Badabooooum ! contre le platane de la place du village.
Le bruit de l'attelage du voisin fermier avec son son air d’authentique et fier pécore qu'il arbore lorqu'il s'y promène la-dessus et à nus-pieds.
Celui des pitoyables et nombreux animaux du village le dimanche matin à 06h00, alors que, privé que tu es de ton sacrosaint sommeil dominical,
tu souhaiterais bien les massacrer massivement à la tronçonneuse parce que y'a des limites quand même.
L’insupportable vol de la petite guêpe dans le jardin dont sa seule présence te pourrit ton déjeuner en plein air et qui te contraint de rentrer dans le salon par 40° degrés à l’ombre.
Celui de la mouche au dessus de ton remarquable dessert aux délicieux fruits du verger de bonne maman.
L’envol du moustique dans la nuit qui non content seulement de te sucer tout ton sang, se plait à t’empoisonner ta nuit et te contraint à t’auto flageller à coups de claques dans la
gueule dans le vain espoir d’exploser ce sale insecte sur ta joue gauche !
Les bouseux ne parlent pas : ils te hurlent à la figure dans des patois incompréhensibles, en brumisant tes narines à l'aérosol de leurs
fétides haleines !
Ils sont sourds profonds à force d’avoir produit continuellement des bruits
indicibles tout au long de leur vie insensée.
Il en va de même pour la maison à la campagne.
Ses sols craquent en pleine nuit dans des bruits assourdissants et épouvantables.
La brinquebalante bâtisse semble tout droit sortie d’une architecture à la technique moyenâgeuse.
Son confort est à l’avenant. C'est-à-dire tout relatif. Pour ne pas dire inexistant.
Les vents aux étages s’engouffrent dans les multiples cheminées de cette sinistre maison. Cela te
procure l’impression que ton heure vient de sonner.
L’ouragan Katarina d’il y a 3 ans
en Louisiane n’était qu’un simple courant d’air en comparaison.
Cela finit
toujours par te glacer le sang, si toutefois tu avais pu conserver encore un peu de chaleur dans tes veines dans le frigidaire qu’est ta
chambre lors de tes nuitées à la campagne.
Les orages nocturnes déchirent tes oreilles
sous les bruits assourdissant de la foudre et nous font revivre les éprouvants d’antan lorsque, petits, nous étions terrifiés, sans défense et … seuls au monde.
Haineuse,
nauséabonde, violente, conservatrice, cruelle, bruyante, rétrograde, barbare, arriérée, malodorante, périlleuse, traditionaliste ainsi qu'agressive
campagne : Je te hais !
Le texte est qualifié d'"historique"
au ministère de l'écologie. Lundi 28 juillet, un accord sur les dates d'ouverture de la chasse au gibier d'eau, scellé entre les fédérations de chasseurs, les associations de protection de
l'environnement, des représentants des territoires ruraux et l'Etat, a été rendu public. Il a été négocié dans le cadre du "Grenelle de la chasse", dont l'idée avait été lancée dans la foulée du
Grenelle de l'environnement.
Pour permettre nos amis les chasseurs de se réunir autour d’une table, neuf réunions préparatoires ont été nécessaires pour parvenir à un accord sur ce sujet très sensible,
lieu d'affrontements juridiques - mais aussi verbaux et physiques sur le terrain depuis de nombreuses années.
Or pour les plus modérés des chasseurs comme pour les plus
timorés des écologistes : "Personne n'est content, parce que tout le monde a fait un pas ».
Pour Jérôme Bignon, député UMP de la Somme : « Avec
cet accord, on entre dans une véritable gestion des espèces."
Pour Gilles Deplanque, directeur de l'Association nationale des chasseurs de gibier d'eau (ANCGE), "cette avancée correspond aux promesses faites par le candidat Nicolas Sarkozy aux chasseurs".
Mardi 29 juillet, le parti Chasse, pêche, nature et traditions (CPNT), non signataire de l'accord, a dénoncé le compromis et annoncé des manifestations de protestation. Samedi 26, plusieurs
centaines de chasseurs avaient manifesté dans différents départements pour réclamer "une ouverture unifiée" de la chasse au gibier d'eau au 2 août partout en France.
Pour célébrer comme il convient cette formidable avancée sociale je souhaiterai remercier les amis chasseurs en leur offrant cette petite séquence parodique de leur formidable et magnanime : « attitude » à la bonne gestion des espèces et de l’aménagement du territoire en zone rurale.
Nos humoristes « Les Inconnus » avaient - jadis - déjà croqué avec suffisamment de sympathie, mais sans malice aucune, nos intrépides et hexagonaux amateurs de la chasse …
A cette sinistre niche, à ce réservoir hideux
ou, mieux encore : à cette effrayante « phalange » électoraliste armée, je souhaite leur adresser, dans la foulée, toute ma profonde mésestime matinée d’un
bien amical mépris.
A vos gachettes donc : admirables abrutis !
Il me fut grandement reproché l'année dernière, d'avoir fait l'impasse sur cette grotesque émission télévisée : « L'amour est dans le pré ». On déplorait par
ci et là, qu'un blog comme celui-ci, flinguant à tout va toute forme pastorale de vie sociétale, ne se soit pas penché plus tôt, avec un brin d'ironie acérée, sur cette
« télé-réalité » mettant en scène les péripéties amoureuses des nos agriculteurs hexagonaux.
Essayons donc de pallier à ce impardonnable manquement tout en présentant mes plus plates excuses aux nombreux citadins déçus.
Comment comprendre cette émission aux allures racoleuses si ce n'est par le système même des rencontres amoureuses qu'elle propose.
Jadis nos gaillards paysans, pour retrouver leur « assistante de ferme » ou « auxiliaire de vie », lisaient les petites annonces du : « Chasseur Français ».
Privés qu'ils étaient d'internet, interdits de surfer sur « Meetic » ou autre sites agréés « rencontres » similaires, ils se morfondaient entre le tas de purin et les monceaux de fumier de leur corps de ferme.
Stylo à la main, ça devait les changer de leur bêche. Semblablement aux sillons qu'ils traçaient sur leurs champs, on les imaginait bien crayonner quelque vague et maladroite description de leur style de vie sur un papier jauni et truffé de chiures de muches ... Ca avait alors un coté plus ... authentiquement rustique.
Des descriptifs raisonnés où leur style de vie avait les mêmes mots et le même « phrasé » que ceux pour détailler leurs meilleurs bestiaux à la foire annuelle du village. A quelque « patte de mouche » pré, of course. Pour faire "mouche" ça devait avoir un coté « vendeur » ! C'est qu'ils ne sont pas radins en superlatifs les bougres, lorsqu'il s'agit de mettre en valeur les « carcasses ».
Il faut croire que « la-petite-chaîne-qui-monte » devrait estimer que cela n'était pas suffisant pour le bonheur. C'est ainsi qu'un beau jour elle a décidé d'apprivoiser ce marché des coeurs rustres, certes, mais solitaires.
A croire qu'elle ne supportait plus de voir ces pauvres bouseux de nos vertes et dépeuplées contrées, se morfondre de la sorte dans leur solitude et triste ferme.
Décidant donc de continuer de faire l'impasse sur toute connexion Adsl, l'émission a voulu porter l'espoir dans nos campagne. Il était grand temps en cette période d'intense morosité sociale et économique ainsi que d'érosion accélérée du pouvoir d'achat de tout chacun.
Une mission donc de pur service public.... Sur "La 6" ! Qui l'eut cru ?!?
Mais que faisaient donc les autres chaînes feignasses d'état ?
Seulement voilà : le paysan en tant que « coeur de cible » semble, d'après l'échantillon porté à l'écran, bien moche comme une bouse de vache, débile comme un blaireau et macho à l'extrême.
On ne s'interroge donc pas tant que ça sur les réelles raisons qui motivent la solitude affective du rustre : « Trop con ! Tu m'étonne qu'il soit encore seul cet abruti », dixit les spectateurs en regardant ça.
Ha ! l'authentique « made in France » ! A nous faire regretter les « Greg le millionnaire » et sa digne consoeur : naïade lofteuse toute en finesse et en élégance stylée .... A poil dans la mare ...
Or, dans cette émission crottée, les clichés, version rurale, sont légions.
L'homo-agricolum a tout d'un solitaire ermite. Bien épanoui uniquement parmi ses bêtes, il vomit la ville et ses bien nombreux lieux de débauche comme les gares des trains, le métro, et autres bar/restaurants « lunge ».
On arrive ainsi à se demander vraiment quelle femme raisonnable souhaiterait vivre à coté d'un tel fruste sorti tout droit du paléolithique, ou encore comment elle se verrait s'épanouir dans la porcherie qui juste le salon de la ferme du type en question.
Une femme vraiment désespérée à ce point ? Une dépressive en pleine détresse affective ? Ou simplement une simple dinde de choix ? Va savoir ...
Après tout l'important est de ne pas trop se démarquer de la basse-cour de la ferme du gars. On pourrait sinon, lui ... « voler dans les plumes » à trop jouer sur les contrastes.
Si on aurait souhaité vilipender à l'extrême et avec cruauté la vie à la campagne, on ne s'y serait pas pris autrement.
Dans cette émission ridicule et risible, l'agriculteur est un type gros, hirsute et casseaux. Un va-nus-pieds colérique et dégénéré.
Comment donc s'étonner lorsque, à l'issue de la phase de « triage » de ses deux futures compagnes (un bref moment de l'émission qui vaut le détour: de type « speed dating ») les deux candidates à la déprime qui suivent docilement leur bourreaux dans sa ferme, sont toujours les spécimens les plus moches, (ou les plus bêtes, c'est selon).
C'est à partir de ce moment où mâle et femelle se retrouvent enfin dans l'enclos étouffant de la ferme où tout dégénère.
Trahisons, complots, engueulades, pleurs, déprimes, agressions sournoises et larvées. Bref, tout le concentré essentiel de ce qui constitue le quotidien dans ces contrées bien effrayantes
où est pérennisé un monde clos, étouffant et totalement étanche à la moindre ouverture vers l'extérieur.
Un monde sourd, aveugle et muet constitué de solitudes partagées comme des fardeaux.
Un monde de souffrance. Un monde violent car pas maîtrisé, pas choisis. Subi.
En somme, à votre avis, nos deux sujets vont-ils poursuivre l'aventure ensemble pour ce qui encore leur reste de vie, ou décider (qui décide au juste ?) de tout stopper net et de recouvrer ainsi, chacun de son coté, la liberté d'avant ?
Voilà en somme le « suspens » débile et inopérant que l'émission souhaite, en filigrane, nous faire partager.
La liberté, pfff ! .... Comme si ce mot pouvait être seulement compatible avec la vie à la ferme ....
Stupéfiant ! Dans un
lointain (depuis Paris) département de la Marne, entre les betteraves et les vignobles une dizaine de personnes ont été blessés et une soixantaine de véhicules incendiés dans la nuit de samedi 14
à dimanche 15 juin lors de heurts entre des jeunes de Vitry-le-François, dans la Marne justement, et des gendarmes.
Les émeutes ont éclaté en soirée après la mort d'un jeune homme d'une vingtaine d'années, tué par balle lors d'un règlement de comptes en pleine règle, et l'arrestation de son agresseur
présumé.
Les autorités de police indiquent que : « Une cinquantaine de personnes, des jeunes forts violents et des moins jeunes ont participé aux
violences ...».
... Une dizaine de blessés,
soixante voitures brûlés ce qui équivaut à dire que, ces troubles en milieu rural ont fait au moins une bonne soixantaine de victimes, ce qui sur une
population d’approximativement 17000 habitants a de quoi préoccuper, n'est ce pas ?
La crise des banlieues prends désormais le chemin des campagnes. Dans son développement en milieu rural, ce mal de vivre emporte, dans ses équipages, ses témoignages de dérives
criminogènes liées clairement aux trafiques occultes de tout genre de type : drogue, armes, etc.
Plus récemment l’Eure, l’Eure et Loire, le Loiret ont fait l’objet, dans un degré de gravité et de violence moindre, d’incidents du même acabit.
De plus en plus de dérives que l’on observait jusqu'à aujourd'hui plus fréquemment au
sein des bandes qui agissent dans les cités de banlieue se multiplient maintenant en milieu rural.
Un transfert de la violence et de ses trafics s’invite en plein champ.
Une contagion par la drogue, le chômage, l’exclusion, la paupérisation des "villageois" qui reçoivent en pleine figure, tout comme leurs "frères" citadins, les affres
de ce mal de vivre d’aujourd’hui.
Que deviennent-elles ces
« riantes bourgades » qu'aujourd’hui brulent comme bon nombre de « ghettos » de nos banlieues urbaines ?
Les élus locaux, les forces de l’ordre en milieu rural
sont-ils seulement préparés eux pour affronter ces problématiques inédites pour la campagne ?
Que s’est-il donc passé en France depuis 1979 ? Depuis Vaux-en-Velin et autres
cités de Minguettes ?
Quel diagnostic a-t-il été posé au
niveau local pour éviter que les campagnes, après les cités, brûlent ?
Loin de nos centres urbains, ces campagnes que l'on croyait épargnées de cette indicile violence "urbaine" , ont de quoi nous inquiéter.
Le trafic de drogue qui, semble-t-il serait à l’origine de ce règlement de comptes bien digne du Far
West d’antan, s’est développé d’une manière sourde dans nos bourgades.
Les armes, ainsi que tout autre trafic parallèle s’épanouissent à vitesse grand « V » dans les villages endormis et qui semblaient, jusqu’alors, bien
à l’abri de ces dérives, bien planqués qu'ils étaient derrière les meules de foin et la terre bien grasse qui colle à nos semelles citadines.
Criminalité organisée ou profond mal de vivre de nos plus jeunes
générations?
Bref là où l’autorité publique abandonne la vie de
nos concitoyens dans des jachères où la citoyenneté ne peut guère grandir, les causes qui provoqueront demain des nouvelles émeutes, prospèrent.
Décidément dans notre campagne hexagonales les
pâquerettes ont désormais bien du mal à s’épanouir dans cette « qualité de vie » qui, selon tant d'amateurs de ruralité, tant la différencierait de nos villes si grises, sales,
moches, polluées et, surtout : violentes ...
"Suum quique tribuere", comme disaient jadis mes ancêtres ... les Romains !
Ils ne mènent pas une vie de tout repos, nos amis les chasseurs.
Une vie difficile et, bien sûr, dangereuse ...
Pourvu que ça dure ... !!
Je déteste les dimanches tout comme je
déteste la campagne et vous savez quoi ? Ca va souvent de paire.
Le dimanche à la campagne ... : « Momento horribilis ».
Tout d'abord Je déteste les dimanches, parce que le lendemain, c’est le lundi et, les lundi, je travaille.
Je déteste aussi les dimanches, parce que à chaque fois, à la campagne, j’ai rien foutu le samedi et que je me retrouve avec trois tonnes de choses à faire et que je m’énerve parce à la campagne qu’il fait super moche à et que, à partir de lundi, c'est sur, en ville il va y avoir une super semaine ensoleillée.
Et parce qu’en général, entre les courses en famille au petit marché rural du coin, les plantes, les repas qui s'éternisent, les visites inopinées des casse-pieds du coin, le rappel de l'agenda incontournable des grands événements familiaux à venir, c'est un véritable miracle si, à chaque fois, je n'arrive pas à piquer une dépression carabinée assortie d'une pendaison à la première poutre de la fort vieille et exquise demeure familiale ....
Je déteste aussi les dimanches, parce que c’est le jour de vieux.
Tous les 7 jours, rituellement, on promène belle-maman, ou beau-papà, on leur fait prendre l’air. Parce qu’il fait bon, et qu’ils aiment tellement voir les petits bouts de chou du square tout proche.
Hein ? Qu’elle est mignonne cette petite, oh que voui !
- "Et tu t’appelle comment ? Mathilde ? Oh c’est un bien joli prénom… Tu as quelle âge ? Comment ? Hein ? Combien ? 10 ans ?!? Ah ! Cinq ! C'est bien ..."
Je déteste sortir les vieux !
Les vieux marchent lentement. Les vieux haïssent les escaliers. Les vieux se gâtifient chemin faisant.
A chaque pas additionnel.
Les vieux n’aiment ni leur gendre, ni leur belle-fille, ni leurs petits-fils d'ailleurs.
Ni personne au bout de compte.
Les vieux remâchent sans cesse les même paroles, les mêmes souvenirs ; disent les mêmes choses dans les mêmes situations. Les vieux ont de vieux vêtements.
La vieillesse n’est qu’une sorte de rajeunissement flétri. Un peu comme la campagne en hiver.
En plus, on peut même pas les engueuler.
Ces salauds, on ne le peut même pas ! Si on se met à s’énerver contre son vieux de poche :
- « Parce que je t’assure, Papy, le bon chemin c’est bien par là ».
- « Mais oui, je sais, de ton temps, tu passais toujours par ici »
- « Mais c'est plus court par là ...! ».
- « Oui je sais, par ici la rue descend. Peut être, mais c’est n'est pas le bon chemin ... »
C'est à ce moment là que les passants vous regardent de travers, comme s’ils hésitaient à appeler les services sociaux, la police, le GIGN, le FBI ....
Et puis, ils savent tellement y faire, les vieux ; ils savent si bien prendre un air innocent !
La vieillesse je vous assure, tout comme la campagne : est un véritable fléau !
Je dois même travailler, pour eux, le jour du lundi de la Pentecôte ...
- « Non, Mamie, pas de l'entrecôte : de la Pentecôôôôteee !! »
A l’origine il s’agit d’un type quelconque, quelqu’un de normal et qui vit en ville, mais qui est « infecté » lors d’un passage ou d’un séjour à la campagne. Après de quoi, bien malgré lui, il passe la moitié de son temps en homme et l’autre moitié en clébard genre roquet hargneux. Le loup-garoutisme est transmis à l’homme par une morsure de loup-garou. L’homme citadin commence alors à avoir le poil qui pousse, même si sa puberté est terminée depuis longtemps et commence à vouloir renifler le cul des gens. C’est à la prochaine pleine lune qu’il devient un loup-garou à part entière et commence ainsi fréquenter assidument la campagne, les bois et autres espaces verts improbables. Ca veut dire qu’il pourra ainsi se mettre aisément à poil, qu’il hurlera à la lune sans – trop – déranger son voisin de palier, qu’il urinera contre les troncs des arbres (ou les réverbères du bled où il sévit) et, qu’entre deux, il réussira enfin à se lécher les coucougnettes sans se procurer un torticolis… On arrête pas le progrès, n’est ce pas ?
Accessoirement il court après des ados citadins des villes (filles pour la plupart), (les mêmes qui viennent d’échapper au massacre plus bas décrit) et qui ont loué une autre maison à la campagne qu’on savait être un repère de loups-garfous mais que l’agence immobilière locale s’était bien gardée de préciser aux nouveaux locataires, tout comme le fait que la superbe vue sur le lac est gênée par la centrale nucléaire toute proche. Reste la question qui : si le loup-garoutage se transmet par morsure, comment donc le tout premier loup-garou a-t-il pu choper le « virus » ? Sales bêtes, va !
La campagne n’a pas encore fini
de bien receler ses mystères effrayants …..
Généralement lorsqu'on veut se faire
peur il faut prendre le chemin de la campagne.
L'industrie cinématographique l'a, depuis longtemps, fort bien compris.
Certains réalisateurs de films "gore" ont également bien assimilé aussi ce concept et scénarisent leurs productions cinématographiques invariablement dans des environnements
campagnards où l'on observe, souvent, des histoires dans lesquelles des ados décident, durant une période de vacances par exemple, de louer une maison à la
campagne et dans laquelle vit en secret une famille de tueurs en série.
Cette bande d'ados est composée à moitié de filles et de garçons qui vont tous – ou presque – mourir dans d’atroces souffrances, dans des gerbes de sang, dans des découpages multiples de chair humaine et dans des cris à vous en vriller les tympans.
Un ou deux ados survivent généralement au massacre. Histoire qu’ils relouent ensuite, dans un improbable tome 2 du même film, une autre maison infestée cette fois-ci, pourquoi pas, de
morts-vivants …
Il est à noter que les ados qui meurent le plus vite sont généralement les mieux gaulés. Ce qui me laisse penser que les films d’horreur sont en réalité des films réalisés par des gens moches,
pour les gens moches, et qui vivent – en s’emmerdant grave – à la campagne, histoire de se venger de leur manque de bol dans la vie
.
Où donc partir en vacances cet été ? A chaque belle saison les angoisses se reproduisent en famille.
Le même stress et le même dilemme immuable qu'à l'approche du 31 décembre et son incontournable impératif relatif au réveillon de fin d'année. Une obligation, un devoir !
Or cette année j'avais pensé, dans un tout premier moment « créatif », à l'exotisme du « grand lointain »
Admirable initiative certes, mais où au juste ?
Au Kosovo, en Irak, en Afghanistan et dans pleins d'autres milieux ruraux d'anciennes zones de conflit dans le monde, des milliers d'hommes, de femmes, d'enfants sont victimes des Bombes à Sous-Munitions.
Massivement utilisées lors des derniers conflits, ces armes tuent et mutilent, n'est ce pas, sans distinction aucune entre civils et militaires, longtemps parfois après la fin des guerres.
Même pour trépasser les paysans, surtout s'ils sont pauvres, s'y prennent salement.
De Kaboul à Bagdad en passant par Pristina, ils ont une manière bien à eux d'exploser en morceaux.
Autant de morceaux qui iront ensuite éparpiller les paysages bucoliques.
Ca ne nous facilite pas le travail pour prendre des jolies photos de vacances en famille avec de bein bucoliques paysages...
Fini les plans panoramiques, car il y aura toujours une jambe qui traînera dans le champs de la caméra. Nous voilà désormais condamnés à travailler en gros plan.
Bref : font chier ces paysans ... !
Pour l'énième fois, cette année encore, je serai ainsi bien obligé de passer mes congés payés, dans une contrée hexagonale improbable et archi connue et tout ça pour éviter, sous d'autres cieux et hors période licite, les « pétards » intempestifs d'un 14 juillet lointain ...
Entre les banlieusards qui ne connaissent pas les vertus de la marche à pieds (ou les avantages des transports en commun urbains) et les indécrottables provinciaux qui ne jurent que par leur vieille caisse toute pourrie et polluante, j'ai un peu l'impression que l'automobile dans la ville fait penser au syndrome du (gros) suppositoire : on croit l'avoir bien en main, puis ça glisse et on l'a dans le cul ...
Allez les automobilistes ! A quatre pattes :
c'est
l'heure du médicament ... !
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