Nos amis les culs terreux ne s’arrentent jamais dans leur effort insensé de faire progresser le débat dans la société.
En plein controverse et contestation autour la thématique de la vie chère et du pouvoir d’achat, quelques semaines à peine la clôture du salon de l’agriculture millésime 2008 : « Casse-toi, pauvre con », et à quelque jours à peine de la toute récente contamination de lots de viande hachée par la bactérie Escherichia coli et mise en vente par quelques grandes enseignes de la distribution alimentaire, voici qu’un nouvel épisode abasourdissant s’impose aujourd'hui à nous grâce à la rubrique abominable des faits divers des nos vertes campagne.
Les occupants permanents et ruraux de nos agrestes contrées seraient en train de péter les boulons? Perdre toute relation avec le tangible et la morale ?
L’isolement de ces territoires enclavés présiderait-il à une déstructuration sociale ou sociétale qui exonérait tout individu rural de sa relation avec l’éthique, la rationalité, la hiérarchisation de normes comportementales qui illustreraient son appartenance, en tant qu’individu, à une collectivité humaine évoluant dans ce XXIe siècle et où l’humanité est rentrée depuis une petite dizaine d’années déjà ?
Je peine à le croire car, au saut du lit hier matin, enthousiaste et prêt que j’étais à affronter les affres de l’urbanité active qui caractérise mon environnement de vie, voici que les premières informations que la radio m’assène - entre ma bolée de café au lait et ma tartine briochée - grillée - dorée matinale - (et qui constituent mon premier acte civique de sustentation douce de la journée), viennent à enregistrer - déjà - mon premier et matinal écœurement horrifié et profond dégout pour l’espèce humaine.
Une répugnance sans limites, spécifique à cette infâme ruralité aux mœurs d’un autre âge venait alors s'emparer de moi.
Nan, décidement ce matin là, je n’aurai pas le droit, comme chantait l’autre, à un « déjeuner en paix », car je venais d’apprendre que le corps d’un nouveau-né venait d’être découvert dans le congélateur d'une maison d'un village rural des Côtes-d'Armor.
La petite fille, née viable, a été découverte lundi matin par son grand-père dans le congélateur d’un couple de villageois âgés - à peine - d'une trentaine d'années.
L'autopsie du petit corps, réalisée mardi, venait de révéler des traces de coups et de strangulation et que la mort était liée à une "manifestation externe humaine" … (sic) …
Ce couple macabre, était déjà géniteur de deux enfants de 3 et 5 ans.
Néanmoins ces sinistres barbares auraient été interpellés lundi soir par les gendarmes à leur retour d’un paisible et ordinaire week-end pascal avant d'être placés en garde à vue...
La femme suspecte a reconnu lors de son interrogatoire avoir accouché en juillet dernier de cet enfant, mais assuré ne plus se souvenir de ce qui s'est passé ensuite.
Son mari, maréchal-ferrant, a déclaré de son côté qu'il ignorait la grossesse de sa femme.
Dans mon esprit, à l’écoute de toutes ces stupéfiantes révélations, je me suis posé tout simplement l’interrogation de comment cela pouvait tout simplement être possible et vraisemblable.
Compatissant, je m’efforçais cependant de me répéter qu’il y a des choses qui subsistent et qui se passent dans nos campagnes que le humble citadin que je suis ne peut guère appréhender …
Livide d’horreur, je me suis consolé comme j’ai pu en apprenant que les suites judiciaires de cette affaire bien rurale devraient être décidées dans les prochains jours après saisine du pôle d'instruction de Saint-Brieuc. Voilà qui était bien rassurant...
Redéposant la bouteille de lait que je ne pouvais plus consommer dans mon frigo à moi j'ai pu observer les barquettes de viande labellisée et bio qui constituent mes personnels et indispensables stocks alimentaires citadins. Je ne pouvais guère ne pas me remémorer que cette nouvelle affaire, la quatrième de ce type mise au jour en deux ans en France, intervient un an et demi après l'affaire des époux Courjault.
Deux autres bébés avaient alors été retrouvés dans un congélateur de ce couple et où la mère, encore, avait été renvoyée en mars dernier devant les assises.
Durant la journée la presse écrite m’apprenait que les psychologues parlent dans ces
dossiers d'un phénomène psychologique de "déni de grossesse", qui serait relativement courant et par lequel la mère refuserait l'idée d'être enceinte, au point d’en cacher son état à son
entourage.
Le meurtre des nouveau-nés est une issue possible de ce syndrome et il semblerait fréquent que le père ne soit conscient de rien, dixint les psychologues patentés qui suivent, comme chaque à
fois, et avec quelle compétence, n'est ce pas ? de près ces dossiers en qualité d’experts.
Des pères qui n'en savent rien .... et ce malgré les grands efforts enregistrés depuis quelques années par l’industrie agroalimentaire en matière de traçabilité de la viande.
Je venais ainsi de découvrir, pour mon plus grand ébahissement, qu’il y a toujours quelqu’un quelque part, un pauvre type d’ailleurs, ou un « pauvre con » qui
n’est toujours pas au courant de ce que sa femme stocke dans le frigo familial …
Ruralité, quand tu nous tiens ….
Souvent considérées comme
secondaires, les élections municipales - surtout si elles se déroulent en milieu rural, n’en sont pas moins régulièrement étudiées, comme en témoigne l’abondance de la littérature qui leur est
consacrée.
Outre les manuels et guides pour les élections, de nombreux travaux traitent de la question de la professionnalisation du métier d’élu local et du rôle de maire rural.
Du côté de la littérature consacrée
aux mondes ruraux, les ouvrages, dont certains sont assez anciens, traitent davantage des rapports au politique et des orientations
politico-électorales des paysans (Fauvet et Mendras, 1958 ; Tavernier, Gervais et Servolin, 1972 ; Coulomb et
alii 1990).
Cependant, hélas, malgré leur grande richesse,et en dépit de
quelques exceptions (par exemple Nevers, 1992 ou encore Vignon, 2005), ces travaux s’intéressent assez peu aux élections municipales en milieu rural
Assimilées à des « querelles de clocher », perçues comme étant moins
politisées, le peu d’attention dont font l’objet ces élections agricoles, s’explique sans doute en partie par des raisons
pratiques.
Les terrains d’enquête sont en effet particulièrement difficiles à investir et posent, à l’instar d’autres milieux « difficiles » (Boumaza et Campana, 2007), de redoutables problèmes de méthodologie pour les sondeurs et autres chercheurs du cru.
Pourtant, ce silence entourant les élections municipales en milieu rural devient assourdissant dès lors que
l’on réalise que 90% des communes – dans lesquelles vit 30% de la population – comptent moins de 3 500 habitants.
L’enjeu est donc de taille.
L’étude des élections - et a fortiori des municipales - dans un cadre
restreint agraire, conduit le chercheur à « bricoler » et à s'adapter aux spécificités de son terrain les techniques d’enquête
couramment utilisées.
Par exemple, comment peut-il faire accepter à la population d’un village
le principe
d’une enquête par questionnaire sachant que, bien souvent, le moindre renseignement met en péril la garantie d’anonymat qui accompagne ce type de recherche ?
Comment récolter des données en
entretien alors que la frontière entre ce qui relève de la sphère publique et de la sphère privée est souvent très ambiguë ?
Plus
globalement, comment faire pour parvenir à se fondre dans l’environnement et à pénétrer, pour une durée plus ou moins longue, le postulat idéologique de ces territoires ?
Il serait pourtant bien intéressant de voir, d'abord, quelle forme prend la compétition électorale lorsqu’elle est moins, voir pas du tout,
codifiée.
Par exemple, alors que dans les communes de 3 500 habitants et plus, la campagne électorale et les déclarations de candidatures
sont strictement réglementées, les communes de moins de 2 500 habitants jouissent d’une grande, voire immense liberté.
Ainsi, des personnes qui n’étaient pas candidates peuvent être élues ou se présenter au deuxième tour alors qu’elles n’avaient pas concouru lors du premier tour
!!
Incroyable, n'est ce pas ?
Les élections en milieu rural se caractérisent ensuite
par l’hyper-proximité qui existe entre les électeurs et leurs élus.
La prégnance de cette inter connaissance dans les villages et les
hameaux nous mène à considérer deux pistes :
- Quelles sont les incidences sur les manières de faire campagne ? Est-il besoin, quand chacun se connaît, de
diffuser des tracts, de coller des affiches ? Le matériel de campagne (électorale) n’a-t-il pas alors principalement vocation à légitimer les candidatures et à symboliser le rituel républicain et
démocratique de l’élection ? Bref, faire du « théâtre » quoi !
- Comment fait-on campagne dans un lieu où sa réputation et celle de sa famille, sont souvent étroitement mêlées avec l’histoire du village ? Quel est aussi l’impact de la rumeur et des non-dits ? Des éléments relevant de la mémoire collective sont-ils activés au cours de cette période ? Comment joue le sentiment d’appartenance, dans un contexte où les interactions au sein de l’espace communal permettent moins mécaniquement qu’auparavant de soutenir la conviction d’appartenir à un double groupe : une collectivité et - accessoirement - un parti ?
La très faible distance qui sépare électeurs et élus paraît, en même temps, être de nature à brouiller les repères et à atténuer – voire à faire disparaître – la distinction entre les sphères privées et
publiques.
Dès lors, quels sont les éléments pris en compte par les électeurs au moment du choix ?
Comment gèrent-ils la surabondance (ou la pénurie) d’informations ?
Quelle place accordent-ils aux
rivalités personnelles passées ou présentes ?
Le mythe du maire-amateur est amplement diffusé, à tort ? - dans les communes
rurales.
Habitant du village comme les autres, le maire rural serait une personne de bonne volonté, soucieuse de l’intérêt collectif mais
personnellement désintéressée....
Cette représentation est cependant loin de répondre aux exigences posées par une sociologie du maire
rural.
Ces Maires, de « campagne », continuent-ils de se distinguer vraiment du reste de la classe politique française : plus «
notabilisé » ?
Au-delà des rapports de face-à-face entre l’élu et les citoyens, on peut s’interroger sur l’insertion de ces derniers dans les réseaux partisans et/ou notabiliaires.
Cette insertion implique-telle
nécessairement une «mise sous tutelle» (préfectorale par exemple) ?
Quelle est la place du cumul des mandats électoraux et non-électoraux (chambre d’agriculture, syndicat intercommunal, agence de développement local, etc.) dans la mise en place de stratégies
politico-électorales de la part des maires ruraux ?
Enfin, comment se gèrent les tensions entre relations de clientèle et symbolique
gestionnaire entre privatisation des ressources publiques (moyen dans certains cas, de continuer par d’autres moyens les luttes privées entre individus, familles et « clans », par exemple en
matière de répartition et d’usage du foncier) et figure du maire-entrepreneur ?
Pas facile bien sûr à comprendre tout cela lorsqu'on observe
cette effervescence « politico-rurale » avec une lorgnette urbaine.
Il y a des choses obscures que seul le « rural »
pénètre, décrypte et vit sans trop de peine...
Il y a des mondes qui ne changent pas, à l'instar de ce petit petit village - télévisé -
transalpin de Don Peppone et Don Camillo d'antant...
Et dans lequel le matin on se tapait (au sens propre et idéologique) sur la gueule,
pour terminer, en soirée, à partager un verre de « goutte » qui tâche, sur le comptoir du troquet du coin ....
Certes, cela est fort
bien sympathique, mais lorsque les choses ne se passent pas ainsi ?
Faudra-t-il craindre, à terme, dans ces agricoles conseils
municipaux, un « Syndrome Columbine », du bien sinistre Columbine à Littleton : Colorado ?
Pas si loin de chez nous il y a eu ....
Nanterre ...
Mais là il s'agissait d'un aliéné, n'est ce pas ? ...
Quoi qu'il en soit, amis ruraux, n'oubliez pas, dimanche, d'aller voter, hein ?!?
Une vaste réflexion
est en train d’aboutir dans nos bien vertes contrées visant la mise en œuvre, à terme, de projets pilote concernant le compostage d’animaux de la ferme morts.
Plusieurs fermes porcines disséminées un peu partout en France, mais surtout situées dans le nord ouest, y participent.
Ces essais permettront de déterminer les paramètres optimaux de compostage, d’évaluer les implications économiques d’une telle bien appétissante pratique car, c’est clair les coûts de récupération actuellement en cours incitent les producteurs de porcs à rechercher d’autres façons de se défaire de leurs animaux morts.
Etrange. Singulièrement le dernier Salon International de l’Agriculture, millésime 2008 : www.casse-toi-alors@pauvre.con n’en a pas spécialement relaté l’avancée de ce type étude si authentiquement … moderne ...
Une discrétion et sagesse toute paysanne, il faut bien supposer ….
Actuellement seulement la récupération, l’incinération et l’enfouissement à la ferme semble-il, sont autorisés dans le cas du porc.
Le moratoire relatif aux « farines animales » de bien sinistre mémoire paysanne, à stoppé net l'élan une source de gains assez lucrative pour la filière porcine pour les carcasses d’animaux morts - donc impropres à la consommation - et dont le fermier souhaitait, alors comme aujourd'hui, s’en débarrasser.
Pas forcement nécessaire de bénéficier d’une haute expertise en agronomie pour imaginer les coûts et les impacts environnementaux d’une telle pratique calamiteuse en termes de biosécurité ambientale.
Les températures hivernales et les précipitations importantes dans ces régions impactées par la production intensive de porcs – et par conséquence touchées par une mortalité importante de sujets porcins – vont constituer des contraintes écologiques et biosanitaires dramatiquement considérables si cette technique dite de : « compostage » venait à se généraliser.
Des risques pour la santé touchant les animaux - vivants - eux-mêmes, mais aussi bien sur et bien plus préoccupant, pour les humains habitant ces régions.
Jadis lorsqu’on se rendait en Bretagne et – d’une manière suicidaire – on s’adonnait à goûter l’eau des robinets, on pouvait alors se délecter d’un infect breuvage sentant la pisse de porc et au doux goût de : nitrates, azote, ammoniac, acétone et autres charmants pesticides divers.
Bref, conséquemment à la sapidité de pisse, voici maintenant venu le temps, après cette nouvelle et probable contamination des nappes phréatiques bretonnes, du goût de charogne de porc.
Un délicieux et bien complémentaire désaltérant qui accompagnera fort bien le festif et bien goûteux barbecue dominical en famille dans ces augustes contrées.
Un signalement gourmand, qui coïncide si bien avec la sortie en librairie de la nouvelle édition 2008 du : « Guide Michelin - France » ...
En attendant, comme dirait l’autre : « Bon appétit, bien sûr » !
Si jadis, au siècle des lumières et des encyclopédistes le « Salon » était un espace dans lequel les conversations raffinées, les échanges, les
dissertations, l'éloquence, la verve, l'esprit, la volubilité, la philosophie et autres charmantes aménités de la rhétorique pouvaient s'épanouir, le piètre Salon de l'Agriculture
aujourd'hui parait, tout à l'opposé, représenter un lieu, où l'on s' injure, on s'offense, on s'agresse et où l'on se déteste.
J'y étais ! Je peux en témoigner.
Un peu au retrait pour ne pas subir le piétinement des « bovins » lancés, tels de courtisans, dans le sillage du prince, je l'ai échappée belle.
Est-ce la présence d'autant d'animaux de la ferme, de produits de la ferme, de ruraux (plus ou moins authentiques) de la ferme, des odeurs de la ferme et du savoir vivre de la ferme, que d'irrépréhensibles dérapages verbaux d'une part et comportementaux d'autre part (l'insulte fusant après le geste de rejet, si peu républicain, de serrer la main de l'autorité avec laquelle visiblement on ne partage ni les valeurs, ni les idées), paraissent aujourd'hui, dans cette nouvelle « gouvernance », s'ériger comme seuls vecteurs de communication (ou plutôt de non-communication) possible entre pouvoir et administrés.
Hélas, comme nous sommes loin, dans ce nouveau millésime 2008 du « Salon de l'Agriculture » de l'authentique et raffiné salon d'antan.
Une pièce d'un appartement ou d'une maison destinée à recevoir les visiteurs, les hôtes. Et où la société mondaine de jadis réunissait les personnalités des lettres, des arts, et de la politique qui particulièrement, au XVIIe et au XVIIIe, brillaient pour leur esprit et pour leur art de savoir vivre ... Ces salons là, n'en déplaise à notre agriculture contemporaine, eurent une influence capitale sur l'évolution des (bonnes) manières et du goût. Il virent les nouvelles idées philosophiques, érigées en projet pour toute une société, trouver dans ces lieux leur essor, leur épanouissement ainsi que leur diffusion dans toute la collectivité.
Or, les revoilà revenus en force ces « grotesques » autrefois illustrés avec grâce par Molière.
Les Bourgeois Gentilhommes, les Madame,Pernelle, les Tartuffe et autres Mr. de Jourdain, n'ont qu'à bien se tenir.
Car voici des dialogues choisis et fort bien scénarisés pour cette nouvelle farce burlesque.
Deux personnages principaux :
- Badaud d'un certain âge à lunettes,
- N.S. nouveau Grand Seigneur de l'état
Entourés d'animaux de la ferme les plus variés, de journalistes et de hautes personnalités de la société civile et militaire :
Badaud : « Ah non, touche-moi pas »
N.S nouveau Grand Seigneur de l'état : « Casse-toi alors »
Badaud : « Tu me salis »
N.S. nouveau Grand Seigneur de l'état : « Casse-toi alors, pauvre con ! »
Rideau.
Je n'ai
jamais vraiment compris l'axiome qui décrète - sans appel - l'affolante imbécillité des campagnards, comme si, pour habiter à la campagne, il fallait disposer d'un véritable
« savoir-être » de ringard.
La musique folk, la vie country, les prairies qui vont avec ce style de vie ainsi que la boue bien grasse qui colle aux semelles. Pour une vie à la con, rarement on saurait réunir une si vaste est complète panoplie d'aliénant savoir-faire.
L'artisanat rural a toujours su éveiller en moi une sorte d'angoisse aussi durable qu'effroyable.
Pourquoi donc la cuillère en bois sculpté, le chausse pieds en corne de vache, le tire-bouchon en pied-de-vigne, le « range-merdasses » en paille
tressée ou alors en osier, le poncho bariolé (mal) tricoté maison, la couverture patchwork et autres sabots ouvragés à la main, m'ont toujours effrayé.
C'est peut être du à la nature même de ces produits à la con. Leur origine : végétale, animale, minérale, se targuerait de présenter un objet à la théorique fonctionnalité quotidienne mais qui
dans la réalité est inutilisable. Un leurre donc. Ou plus simplement de la pure supercherie, de la mystification et de l'imposture.
Un faux objet qui ne sert à rien et qui véhicule un - faux - postulat d'authenticité et de - vaine - tradition. Manufacturé par un tout aussi faux artisan lequel illustre, par sa production, à quel point il méprise le client (citadin) à qui il voue la vente de son objet.
Notre artisan rural pense-t-il à ce point que l'acheteur a à ce point des goûts de chiottes ? Imagine-t-il qu'il va vraiment acheter et donc apprécier, sa belle et infâme merdasse produite entre deux cueillettes de patates dans la prairie et la traite quotidienne des bovins de son étable ?
Une production passéiste qui insulte la modernité, le design, l'ergonomie, le process R&D lequel permet à chaque authentique entreprise l'innovation et le développement.
Où se situe donc cette innovation dans l'indicible « production locale » plus haut illustrée et que j'ai pu observer en pleine exposition (séchage ?) avec, pour tout décor, les barbelés qui délimitent les pourtours d'une prairie où des ovins broutent un pâturage épars à te déprimer un boeuf ?
Cela ressentait la frustration des anciennes grands-mères agrestes qui y mettaient tout leur désespoir de leurs vaines vies à tricoter des gigantesques et immondes couvertures qui étaient jadis confectionnées avec les restes de laine. Ces couvertures ensuite avaient pour seule vocation de se détendre, se découdre, se plucher, se délaver de ses couleurs d'origines. Elles finissaient implacablement en tapis pour chien dans la voiture. Ou alors pour les tous petits enfants à qui immanquablement la laine grattait la peau ou alors qui finissaient bien, sans trop connaître la théorie des couleurs exprimée par Goethe, de baver sur la couture verte, tirer sur le fil jaune, vomir sur un carré rose, faire pipi sur un bleu, quand ce n'était pas de vidanger leurs intestins malmenés sur un carré orange.
Des couvertures qui au bout d'un certain temps terminaient au lavage salvateur à 60° permettant, enfin, le rétrécissement des fibres naturelles jusqu'à la disparition de l'objet cauchemardesque.
Et dire qu'il y a encore des parents à la con, qui croient, ces imbéciles, que ces doudous improbables et infects permettent une croissance épanouie à leur progéniture. Forcement ! Car, comme l'affirme un bien rural adage populaire : « Ce qui ne tue pas, nous rend plus forts » ... Tout un programme.
Quelle
belle contradiction : l’écolo est censé habiter à la campagne, et la vie à la campagne, parai-il, « est impossible sans voiture ». Or la bagnole, ça pue, ça tue et ça pollue
Moralité : il y a, proportionnellement, plus de bagnoles à la campagne qu'en milieu urbain.
C’est presque un lieu commun maintenant de dire : « qu’il n’est pas possible de vivre sans voiture à la campagne ».
Si on demande à quelqu’un à quelle distance se situe le village de : Trou-du-Cul-du-Monde, il nous sera répondu, par exemple, « 25
minutes ». Il est implicite que le mode de transport sera la voiture.
A la campagne on saura si une personne est chez elle à la vue de sa voiture garée.
Toujours chez les péquenauds, on parlera de quelqu’un, en rappelant la marque de sa voiture ou sa couleur.
Une route coupée en milieu rural crée désormais - à l'indigène - un sentiment d’isolation inquiétant.
D'ailleurs, avez-vous vu une seule ferme sans un énorme parking hideux à son entrée ?
La facilité de stationnement et l’absence - parfois - de congestion à la campagne rend l’usage de la voiture systématique, même pour des distances très
courtes.
On tient là des véritables, ingenieux et bien actifs artisans du "développement durable" de l'actuel cataclysme mondial.
Et pourtant ...
a - La plupart de la campagne est encore sans voiture.
b - La campagne était non-motorisée jusque récemment.
c - De nombreuses régions du monde ont peu ou pas de voiture à la campagne.
d - Des gens vivent sans voiture à la campagne (ah bon ?!?).
e - Des zones sans voitures existent à la campagne.
En 2020 un milliard de véhicules circuleront dans le monde.
Nous assisterons à l'inéluctable substitution du champêtre ruminant national par la voiture tandis que des effroyables parking ou autres voies rapides bétonneront les derniers bucoliques et agrestes bocages.
Bien amusant constat pour ces contemporains bouseux qui se sont sédentarisés approximativement depuis moins de 10000 ans et qu'en peu plus de 50 ans à peine on recouvré, grâce à leur infecte bagnole, leur nomadisme paléolithique.
Et bien qu'ils s'en aillent migrer bien loin alors tous ces sinistres merdeux au cul crotté et leur nauséabonde bagnole.
Au diable même si possible .... !
Les
paysans Français n’ont pas l’exclusivité de la connerie.
A croire qu’une spécificité (génétiquement modifiée ?) confédère, dans une sorte de ligue mondiale des cons, « l’avariance mentale » des paysans de la planète.
L’exemple clé nous provient des gauchos (paysans argentins).
Ces derniers se trouvent actuellement incontestablement piégés par les produits OGM, les désherbants et autres pesticides (produits phytosanitaires (sic) - qui sentent bon la santé ! - comme dirait pudiquement le groupe chimique Bayer chez nous) de la firme américaine Monsanto.
Un bel exemple ahurissant de comment les industriels américains ont colonisé
les terres d’Argentine avec la complicité des paysans du cru amateurs de tango et de bévues irréparables.
Après la grave crise économique qui a sévit en Argentine, les producteurs USA de semences en ont profité pour écouler leurs stocks de soja GM…et…les désherbants forcements associés.
Des herbicides qui assassinent tout sauf, of course, ces plans de soja.
Sa modification génétique est en fait accomplie afin de pouvoir supporter ces pesticides …
Un véritable « kit miracle » conçu et mis en œuvre par des authentiques assassins de la planète …
Résultats des courses : des millions ! d’hectares argentins envahis par ces cultures de soja génétiquement modifié et qui nécessitent des
quantités de plus en plus importantes de désherbant …
Des sols imbibés, des nappes phréatiques imprégnées de ces pesticides et durablement polluées.
Des effets déjà perceptibles sur la santé de ces populations paysannes dont leur santé se dégrade au rythme effréné de la complainte du bandonéon argentin ... Le dernier tango de la Pampas.
Ahïe ! Que dolor !
Qu'un crétin notoire, croupissant quelque part dans le nord de Paris, envisagerait même de sombrer dans clandestinité du maquis afin d'y contrer
« l'antifascime » ambiant (rien de moins !)
Il va de soi que je reste à disposition - de celui (ou celle ?) qui le voudrait bien - pour toute explication qui s'avérera la plus idoine et la mieux adaptée selon l'interlocuteur du
moment : « cum ora et cum actis ... » comme disaient jadis mes ancêtres ... les romains !
Ou à coup de claques, si nécessaire.
Je me demande cependant la raison qui pousse avec autant de témérité et/ou bravoure tant de pitoyables individus qui, ne connaissant rien à ma personne, ne se privent pourtant guère de privilégier l'invective indirecte, plutôt que, bien plus poliment, de présenter ici, sur ce même « outil » de dialogue, toute doléance ressentie, pour ne pas dire injure, offense ou insulte du moment.
Quoi qu'il en soit il serait dantage convenable que l'on examine plus attentivement la proximité ou l'affinité que l'on partage.
Si comme moi vous considérez cette même proximité tout à fait inexistante, ne trouvez vous pas alors votre présence un brin intrusive dans ma propre sphère personnelle ?
Jadis je pouvais trouver l'échange et le partage de nos pensées - via électronique interposée - sympathique même, à condition que
les contacts restent dans une pertinente et juste distance virtuelle occasionnée par la « fenêtre » donnant sur les « passants » de la blogosphère.
Je pouvais alors m'extirper un peu de ma modeste « bande » gazonnée bien clôturée par des hautes et épaisses haies virtuelles afin de prévenir toute intrusion inopportune et
encore moins agréé et échanger, un peu avec vous.
Hélas ! Vous voilà désormais aujourd'hui songeant d'abdiquer avec hargne les limbes du virtuel pour fantasmer votre immixtion atroce et insupportable dans le réel de ma vraie vie!
Encore hélas ! J'aurais dû "tondre" en l'extirpant plus profondément et plus vaillament la mauvaise végétation que vous êtes.
Que des sinistres grotesques que vous faites! Rats !
Mais enfin, de grâce, formidables fâcheux que vous êtes : demeurez donc sur le seuil de ma porte !
Que me vaut-il donc cette votre malsaine insistance à vouloir à tout prix quitter ce « portail »
virtuel qui vous délimite si bien dans cet extérieur dans lequel il eut été bon et souhaitable que vous vous cantonniez à jamais pour vouloir ainsi vous enraciner, implanter ou fixer dans
mon existence ?
Pourquoi donc cette inouïe obstination de vouloir accéder à ce point et par tous les moyens, dans ma propre matérialité personnelle ?
Si maladresse il y eut ce fut de vous permettre de quitter ce « pas-de-porte » que jamais
vraiment vous n'auriez du détaler.
Un peu à l'instar de ce grossier, gêneur, agressif et importun, vendeur de porte-à-porte, que l'on laisserait, pour le plus grand malheur, pénétrer à l'intérieur du domicile.
Impossible ensuite de le déloger sans l'acquisition des son merdique et inutile fourbi d'objets insensés tout autant que périmés.
Vous me direz que ce n'est pas ma « porte » que vous avez frappé avec tant d'insistance déplacée, mais à celle de ma compagne...
Hélas, il se trouve que nous partageons le même « espace » de vie.
Sinistres sires aux nauséabondes et malveillantes aptitudes dignes des meilleurs et des plus vils chapardeurs, passez donc votre chemin inaptes que vous êtes à vous consolider par vous même un environnement concret et des relations durables hors de l'assistance que l'électronique vous apporte.
Il n'y a guère de place dans ma vie pour les misérables, indigents et pathétiques gueux de votre acabit.
Vagabonds du virtuel, êtres à la vie misérable et creuse, nauséeux individus qui, par oisiveté ou par inaptitude à la vie, échouez dans tout ce que vous entreprenez et dont votre seul lot de consolation consiste d'entraîner autrui dans le fracas et la perte de vos propres échecs.
Déguerpissez donc de ma vie.
Pour ce faire poursuivez tout droit au fond de ce couloir puis, pour précipiter à jamais dans le néant de l'oubli, tournez assurément à droite.
Je ne vous accompagne pas.
Même en cette
« sainte » période de Noël, chaque jour qui passe nous apporte son lot de pénuries … Pénurie de ceci et de cela : de blé, de lait, de pétrole… De logements aussi !
Cela paraît une évidence, mais pour produire de la nourriture il faut de la terre et si possible de la bonne terre, grasse et fertile. Celle qui se trouve essentiellement en plaine où l’érosion, au cours des millénaires, l’a déposée et non point, bien sûr, ni en montagne, ni dans le désert. Ca tombe mal car, pour construire des logements, il faut aussi de la terre et, si possible, un bon terrain situé là où se concentrent les activités humaines, où les communications sont aisées et où il fait bon vivre. Bref, un lieu « urbain » ou susceptible de … s’urbaniser.
Les voilà donc les deux besoins humains essentiels : se nourrir et se loger. Malheureusement ces impératifs se concentrent aux mêmes lieux. Il y a donc compétition et – la population mondiale croissant – risque de pénurie.
Mais la quotité de la terre (ou les terrains) disponible est limitée.
Le bon sens nous obligerait donc de la ménager cette terre, de la partager et d’en prendre soin. Or, aujourd’hui encore, urbanistes et paysans font tout le contraire. Nous gaspillons les terrains constructibles en construisant des lotissements hideux, ou alors nos plus belles zones agricoles (céréalières ?) se transforment en sinistres méga parcs d’attraction de type américain style : « Maison à Mickey » (cf. en Seine-et-Marne, par exemple).
Quant à l’agriculture traditionnelle nos paysans persistent à brutaliser la terre en recourant à des techniques agricoles inadéquates et hautement polluantes, tandis que dans le tiers ou quart monde, en recherchant une productivité effrénée, les forêts primaires sont massacrées au seul profit d’une société de consommation aveuglée par un confort aussi immédiat que futile et éphémère.
Un communiqué récent du Ministère du Logement, nous apprend que les bâtiments érigés hors zones à bâtir avec un permis extraordinaire ou autres dérogations exceptionnelles représentent, chaque année, quelque 7% de l’ensemble des immeubles privatifs d’habitation. On croit rêver … A quoi sert donc la fameuse loi sur l’aménagement du territoire ?
Bétonneurs de tout poil, paysans fâcheux et importuns pollueurs : c’est pour quand votre définitif limogeage qui effacerait à tout jamais votre archaïsme et le conservatisme de votre si sinistre et lamentable vision du monde ? … Le Père Noël, si tu m’entends ….
.
Grève de la faim pour …. l’eau !
Qu’il est magique et extraordinairement inouï le monde du net. En parcourant la toile à la recherche d’informations essentielles concernant l’actuelle déferlante et grogne des mouvements sociaux qui paralysent en ce moment une bonne partie du pays, voici que je collecte, au détour d’un malencontreux clic, cette information placée hiérarchiquement sur la toile au même niveau « intellectuel » des contenus qui font l’objet de ma recherche électronique.
Dans une perdue contrée rurale, un paysan s’installe dans la durée dans une grève de la faim pour … l’eau.
Canular ou vérité ?
Action d’intox des "anti-grève" ou hallucinante réalité qui par l’absurdité même de sa portée, défigure – par le ridicule – les affres sociétales de tout un pays ?
Une info semblant sortie tout droit du Journal de Groland.
Un " scoop" dont la dimension et la réelle portée de ce fait sont si infimes qu’elles en transfigurent, en la phagocytant, la dramatique réalité des conflits sociaux de ces jours-ci.
Un type, un paysan lambda on ne peut plus insignifiant, s’accapare ainsi de l’actualité par l’insignifiance de son geste et ôte ainsi la dimension macro de l’événementiel ambiant.
Il y a des bouseaux , parfois, qui ont du génie.
Faire la grève de la faim pour (l’accès) … à l’eau.
Tout un regard posé sur le monde filtré par le ventre pansu de cet individu.
Si l’inventif Raymond Devos était encore de ce monde il en ferait, « pour sur », un sketch ingénieux.
Tous ensemble, tous ensemble donc derrière ce rural grotesque bien digne d’une mention spéciale au palmarès des faits divers et des éditos si typiques des la presse champêtre, capables à eux seuls de terroriser tout un pays par l’effroyable bêtise nombriliste et sotte gredinerie qui, à l’instar de la terre paysanne dont ils sont issus, grassement et avec exaspération nous collent aux semelles.
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Vos commentaires