C’est pareil à chaque fois. A chaque fois que je m’y
rends.
Il y a toujours eu, en France, une tradition « Gros con ».
Ce français moyen et agricole que Cabu a si souvent caricaturé à sa manière dans sa série « Les Beaufs ». Jusqu’à ces dernières années, le gros con était un ancien combattant
d’Indochine, un partisan de l’Algérie française, un baroudeur du SAC, etc. Et un paysan forcement. Il faut pourtant vivre avec son temps. Aujourd’hui, celui qui se pare des oripeaux du gros con
de service, c’est le chasseur et, en tout cas, l’image qu’en donnent certaines confreries partisanes du bienfait de la ruralité. .
A-t-on jamais vu un cueilleur de champignons ou de myrtilles changer de défroque ?
Le gros con est souvent tenté d’investir le champ politique après avoir échoué sur le champ de tir. Ainsi, lors de la tentative de coup de force du 6 février 1934, l’essentiel des troupes était composé d’anciens combattants nostalgiques de la Grande Boucherie, qui rêvaient d’en découdre avec la démocratie. Sous l’occupation allemande, nombre de gros cons se sont retrouvés dans les rangs du PPF de Doriot, dans la milice de Darnand ou sous les couleurs des SS français de la Légion des volontaires contre le Bolchévisme. Plus tard, on les retrouvera en Indochine ou en Algérie et accessoirement, entre les deux, sur leurs champs de céréales ...
De défaite en défaites, de pollution en pollution, ces belles têtes de gagnants que sont nos « Gros cons » sont toujours à la pointe du moindre combat foireux… Pour mieux pérenniser la grandeur de la France, of course !
Un tout
petit guide, non exhaustif, pour décrypter le périmètre de vie de ceux qui vivent dans une ferme à la campagne afin de pouvoir, éventuellement, s'intégrer.
1) tout d'abord bien observer la clôture qui enferme le lieu ainsi que le portail rouillé et pourri . Les fermettes/pavillons sont toutes désormais enfermées par une enceinte métallique (avec ou sans barbelés). Il faut croire que le paysans aspire a une la sorte une sorte de modélisation de sa vie telle que ville. Une espèce de d'urbanisation de bon aloi.
2) A l'intérieur de la barrière un grand chien, bien gros et méchant. (Les bouseux n'en sont pas encore au pitt bull, mais ça ne saurais tarder). Une campagne sans chiens, parait-il, est déprimante. Bien entendu ne pas hésiter à porter plainte contre le voisin pour le chant (ou bruit) de son coq dès l'aube.
3) Bien éviter que d'autres personnes s'approchent du lotissement. Les paysans sont des excentriques paranoïaques. Ils n'aiment pas l'allogène qui s'approche de leurs terres.
4) Bien éviter de s'approcher des vergers et des arbres à fruits. Ceux-ci sont gardés par les mêmes ruraux qui organisent des véritables rondes par rotation et des milices armées prêtes à flinguer tout organisme vivant s'approchant des leurs noix pourries et autres poires vermoules.
5) Lumière allumée toute la nuit (prévention contre les vols de tracteurs). Pour les bouseux plus high tech, lumière allumée toute la nuit aussi pour, c'est selon : la grange transformée en chambre d'hôtes et/ou la piscine aux nitrates.
6) Créer des l'animation rurale via bals folkloriques et autres bals musettes de sous préfecture. La campagne, nous le savons est fort bien animée du point de vue culturel.
L’actualité politique en ce mois d’avril finissant,
dans ses luttes acharnées pour le pouvoir présidentiel, a attiré mon attention sur un personnage représentant une espèce bien particulière : le parti chasse, nature, pêche et tradition.
Tout un programme.
Une société sans paysans, ah ! le rêve ....
J'ai été apostrophé par une amie qui m'a demandé pourquoi je n'aimais pas la campagne et je pense qu'il faut publier la réponse sur ce blog.
Mon avversion pour la campagne est publiquement connue depuis que j'ai eu une révélation "Les paysans il faudrait tous les remplacer par des robots".
Rétrospectivement cette pensée est pour moi un cri d'espoir et d'avenir radieux de la technologie robotique, compte tenu du nombre encore existant de bouseux qui traînent encore leurs sabots dans la gadoue de France à l'aube du XXIe siècle.
Un véritable beau et noble défi technologique qui plus est, pourrait redorer le blason à notre industrie numérique et des nano technique, tout en donnant un nouvel élan au secteur agro-alimentaire certainement moins polluant et pollué par des « androïdes au cul terreux » qui à coup sur sauraient se révéler plus « citoyens » et responsables que nos actuels cultivateurs, éleveurs et autres fermiers bien (trop) humains, eux.
Cependant, une question : remplacer les paysans est-ce vraiment une très grande avancée scientifique ? Pas si sûr. Va savoir. Voilà en tout cas, un beau projet de société.
Assez en effet de ces paysans et leur plaintes perpétuelles : il fait trop chaud, trop froid, pas assez d'eau pour leurs plants, donnez nous plus de sous, subventionnez nous encore plus, etc.
Pire encore : « ... Des thunes ou on saccage vos ministères!... » Avouons que cette sempiternelle série de récriminations à de quoi énerver plus un, n'est ce pas ?
Moi en tout cas : c'est sur ! Je lisais récemment dans la presse le procès aux assises pour juger un paysan qui, il y a quelque temps déjà, a tué à bout portant, 2 inspecteurs du travail dans l'exercice de leur fonction en septembre 2004 et que tous les syndicats professionnels ont plus justifié l'action (le pôvre était à bout, il buvait, il était dépressif, il avait des soucis financiers,) etc. de ce criminel plutôt que de condamner unanimement cet acte barbare. La profession de cul terreux, s'en serait trouvé agrandie, hein ?
Et que dire de ces « négrier esclavagistes » qui sortis, à peine du moyen âge, exploitent encore une main d'oeuvre, souvent immigrée, d'une manière aussi honteuse, que les seigneurs terriens d'une époque révolue.
Sommes nous toujours dans ce XXIe siècle d'avancées sociales, et de progrès scientifiques ? Que nenni. Et on remercie qui ? Mais vous bien sûr, exploitant agricoles : indécrottables et sinistres grotesques tout droits sortis d'un autre âge.
Avec vous, l'obscurantisme est en marche et rétrograde la notre société dans les périodes les plus sombres de l'humanité. Décalés et ringards, ringards et minables vous transformez vos terroirs en véritables fermes « gore » de l'horreur.
Vite, vite, dégageons de vos terres putrides, infectes et répugnantes. De vos fermes aliénantes. Cachant de secrets (de famille ?) terrifiants.
Ca pue le purin. L'air de la campagne est infect.
En voilà une de vieille antienne : "La France des villes qui aurait bouffé la France des campagnes "
Paris et le désert français. Le modèle urbain qui colonise nos territoires ruraux.
Pire encore : " .... la fin du monde rural ... "
Hélas ! Quelle belle connerie ....
Cela ne fait que me désespérer : en France la ruralité se porte bien, pour mon plus grand désespoir !
Malgré moi, j'ai eu l'occasion de sillonner la France profonde du Nord, de l'Est, du sud-ouest, des alpes, des Pyrénées de ... l'Auvergne et d'ailleurs au cours de ces dernières années.
Les villages aux « clochers et maisons sages » (et surtout déprimantes ) sont toujours là (grrr !!), bien vivants et florissant.
On les traverse avec crainte et déprime à quarante km l'heure en se faisant chier pour éviter les chicanes décorées en grotesques bac à fleurs s'épanouissant en pur style déprimant de « sous-préfecture ». A mon plus grand dam les agriculteurs n'ont toujours pas disparus,si j'en juge par les nombreux tracteurs croisés ou suivis à trente à l'heure sur chaque route départementale et par les nombreux jets d'eau, au milieu des champs cultivés, aperçus en plein midi (à l'heure la plus improbable) qui gaspillent des ressources essentielles de l'humanité pour arroser des futiles et génétiquement modifiés plants de céréales qui contribuent à l'empoisonnement massifs de l'espèce humaine et animale entre Orléans et Chartres.
Autre jour privilégié par les ruraux et qui génère des bouffées de déprime à se couper les veines, c'est le dimanche. Un jour où les bouseux éprouvent un étrange besoin de prouver à qui le veut bien que la ruralité est on ne peut plus festive.
Nos sinistres villages campagnards rivalisent ainsi de créativité ringarde : fêtes patronales (il y a toujours une fête patronale dans un village de la, plus que profonde, France du terroir), foires aux bestiaux, brocantes, vide greniers avec des merdasses de tout genre proposées à même du sol et - surtout - autres bien affligeants défilés folkloriques ... Bref toute une riche panoplie pour ne pas rater sa pendaison à la première branche végétale venue.
Je me souviens d'un bien sinistre dimanche de juillet : parti de Clermont-Ferrant à 14h30, je n'ai pu atteindre Besse-en-Chandesse où se tenait, de toute évidence, une fête estivale. Trente km avant l'arrivée, un bouchon monstre m'a permis de traverser la commune de Champeix, suffisamment lentement pour que j'en profite de la fête villageoise avec défilé de matériel agricole du siècle dernier.... Tout un programme.
Danses auvergnates du groupe folklorique local et marché en tout genres sur la grande place.
Rarement comme dans cette circonstance j'ai eu des étranges mouvements d'effrois. Une frayeur convulsive matinée de terreur panique. Me revoila propulsé il y a deux siècles en arrières en pleine disette économique et sociale, et voilà qu'ici on en célébrait les portées. Un cauchemar vous dis-je.
J'avoue, à ma grande honte, ne pas être, faute de suffisante patience, resté pour bien profiter de ce bucolique et bien rural bouchon pour admirer, en toute quiétude, la course cycliste et ses ringards toxicos de sportifs jouer de la pédale et les flonflons du village suivant.
Je le regrette encore ...
J'ai en revanche pris le premier chemin de traverse vers les collines alentours et qui plus sainement ont pu me conduire vers le salut .... l'autoroute.
Des esprits chagrins diront que les villages se meurent (que cela ne tienne ! ), dans nos montagnes et nos campagnes si éloignées des bourgs.
C'est vrai !! Enfin une bonne nouvelle !!
Est-ce forcement une catastrophe ?
Ce n'est pas moi qui pleurera sur ces départements en piteux état, comme celui de la Creuse, qui a vu, il y a quelque temps déjà, certains de ses populations (lesquelles au juste ?) manifester à propos de la fermeture de bureaux de poste et perceptions dans leurs commune. Ah ! Ces nases qui se battent pour payer leurs impôts !
Il était quand même un peu tard pour ces respectables élus territoriaux de bouger leur cul terreux après que tant d'entreprises, services marchands et écoles avaient déjà disparus.
Ils ont trouvé bien respectable manifester après coup, alors que rien n'avait été fait avant pour empêcher cela. Comme diraient nos trop vieilles grands mères : « du bon sens paysan » ... à l'état pur, j'ajouterais-je !
Postes, écoles et perceptions qui s'en vont sont le signe du désert économique qui s'installe.
Par pitié ... n'arrosons donc point ce désert où, à part la connerie, le passéisme, la ringardise, l'esprit étroit et réactionnaire, plus rien qui vaille, ne pousse.
Qu'on donc fait pour leurs communes et leurs départements ces soi-disant responsables pour maintenir l'emploi, refaire les routes, attirer les jeunes ? Pas grand choses me semble-t-il.
Il ne savent que pleurnicher contre l'Etat afin qu'il ne débranche pas la perfusion administrative des subventions. Et toujours dans ces contrées sinistres et sinistrées, toujours la même rengaine : haro sur le parisien ... !
Pauvres grotesques ...
Il serait pourtant bien plus utile, pour ses sinistres bouseux, d'utiliser moins leurs pieds pour défiler, ou leur langue pour rouspéter et davantage de cervelle pour développer des activités.
Alles les campagnards, secouez vous : montez des projets sérieux, cherchez des financements à l'extérieur, soyez pour une fois ... rentables en toute autonomie !
Le tout parisien que je suis, je me trouve las, par mes contributions directes, de maintenir en vie, votre bien legumeux cerveau de poireau pur soupe.
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