Pourquoi je déteste les week-en à la campagne (suite et fin)

Publié le par Désherbant

Ville-image-1.jpg.... (suite & fin). 
Je pourrais continuer longtemps cette énumération des vicissitudes du week-end à la campagne.

Ce rituel social a au moins une vertu : il dissuade à tout jamais ses victimes de s'acheter un jour une fermette rustique. C'est la plus grande erreur que l'on puisse commettre. D'autant qu'elle est due, le plus souvent, à une illusion qui a la vie dure selon laquelle la campagne est synonyme de solitude.

Balivernes !

Quoi de plus compréhensible que le besoin d'être seul ? A ceux qui l'éprouvent aussi fort que moi, je donne cet avertissement solennel : si vous voulez ne voir personne, allez vivre en ville et même dans la plus grande métropole du monde. Rien de tel pour les anachorètes véritables que l'absence de communication inhérente à l'univers citadin. La paix quoi !

Si vous êtes asocial, fuyez le désert ! Car, dans un désert, nous ne croiserez sans doute qu'un seul individu, mais il ne vous lâchera plus. En ville, on a cent mille voisins et on ne les rencontre jamais.

A la campagne, on un voisin et c'est l'enfer.

Autre mythe à anéantir d'urgence : le calme de la nature. Vous aimez le silence ? Restez en ville: vous y aurez un recours en cas de tapage nocturne. A la campagne, non seulement vous aurez à subir un fracas étourdissant - non, ni les oiseaux, ni les cigales, mais la radio tornitruante de votre voisin de la fermette d'à coté qui, comme tous les campagnards, adore le bruit. Mais la, en plus, vous n'y aurez pas l'ombre d'un recours secourable. Si vous vous plaignez à une autorité locale du chahut, ceux-ci vous regarderont avec ahurissement : du bruit ? Vous en avez de la chance ! Pour vivre heureux, vivons cachés : on n'a jamais trouvé pus sage règle de vie.

Et, comme il n'existe pas de meilleure planque que celle de l'arbre dans la forêt, il faut l'imiter et rester parmi les citadins, ses semblables et ses frères.

Restez en ville pour respirer à plein poumons un air - peut-être bien chargé de saine et bénéfique pollution, ma surtout saturée et débordante.... liberté.

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vita 16/06/2007 17:03

C'est mordant.Balayons les clichés sur la campagne.Mais la campagne est ce que tu veux bien y voir ,elle ,elle est.C'est tout.D'où vient cette haine desherbante?

chriscraft_ 30/05/2007 21:00

ouais et puis de temps en temps aller se faire piquer par les moustiques pour se vacciner et pour le rappel tous les ans une semaine auprés d'un marécagele bonheur ensuite quand on revient en ville

Ambre 29/05/2007 13:38

Le fin mot de l'histoire ne serait-il pas : j'aime mon confort, laissez-le moi et ne venez pas me faire croire qu'il peut être dans la verdure ? Une alternative entre le boucan de la campagne et la solitude de la ville ? Parce que ça va finir par me déprimer cette affaire !Ambre

céline 29/05/2007 12:54

Un jour j'irai visiter le Paumelistan....En fait, allez, soyons franc, pour dire vrai, je suis en plein dedans ;) Kiss!

Koulou (Flegroll) 29/05/2007 10:52

hé hé ... je suis assez d'accord pour ce qui est de la pseudo solitude, ça me fait penser à la BD de larcenet: le retour à la terre... ces voisins sont un peu pénibles ... et c'est rien de la dire.