ONG. Du nord au sud, un paysan reste un con

Publié le par Désherbant

ONG.jpgJe lisais l’autre jour dans le Monde et avec beaucoup d’intérêt, les merveilleuses et enthousiasmantes portées de l’ensemble des actions menées par les organisations non gouvernementales pour lutter contre la famine et la soif, dans  le tiers monde (ou le quart monde).

A la lecture de cette « hagiographie » toute à la gloire des OGM, mon scepticisme augmentait à fur et à mesure que ma lecture progressait. Je suis  très méfiant envers les organismes caritatifs de bon aloi et plus encore envers les associations qui bossent en Afrique.  Tout spécialement envers celles qui s'occupent de faire évoluer le monde paysan.

Ca fait longtemps que j'ai cette opinion. Pour peu que l’on se donne la peine de voyager dans  l’Afrique de l’Ouest et de l'Est on peut constater dans ces pays qu’ils sont  toujours  les plus pauvres du monde, malgré qu’ils accueillent  le plus grand nombre d'ONG actives. En soi c'est globalement un constat d'échec, ca fait 30 ans qu'on installe des pompes dans le sahel et il y a encore des gens pour avoir soif. Au niveau individuel j’ai rarement vu des projets qui tenaient vraiment la route et de toute manière, ce sont toujours des micro-projets, jamais des réalisations d’envergure. De quoi soulager la conscience des donateurs qui l’auraient mauvaises, de quoi donner ausi l'occasion de faire des rencontres enrichissantes à quelques bénévoles, mais pas de quoi sauver la planète.

J’en ai rencontré pas mal des membres d'ONG,  dans l'ensemble ce sont de chic types agréables et dynamiques et, avouons-le, des férus adeptes du « bonisme » forcené.  Dans l'ensemble ils font des boulots rigolos qui leur permettent de visiter des chouettes coins. Tant mieux pour eux et tant pis pour ceux qu’ils sont censé d’aider.

Dans l'ensemble, il s’agit de paumés qui, se cachant derrière leur noble mission - qui vise à sauver le monde - ont du mal à  masquer  l’ensemble de leurs névroses et leur mal de vivre.

Lorsqu’on les questionne sur la spécificité et l’intérêt à moyen terme de leur travail, dans l'ensemble  ces « caritatifs »  sont incapables de défendre leurs projets plus de 5min durant, pour peu que l’on  leur pose des questions précises sur l'impact pérenne (ou durable comme on dit aujourd'hui) de leur action. Généralement ça finit par des excuses vaseuses de type : « … ce n’est pas la faute de l'ONG mais des bailleurs de fonds et puis surtout de ces ahuris de paysans qui sont tout de même un peu con.  Bordel, c’est vrai quoi,  on leur explique comment faire mais pas moyen,  ils sont bornés et ne veulent rien changer… ! »  (sic)

Ca ne vous dit rien, ça ?

Voilà donc la fine ressemblance  et la proximité entre les vaillants paysans de nos pays développés avec ceux des pays pauvres. Du nord au sud, riches ou miséreux, les paysans de la planète se fédèrent tous sous l’étendard de la connerie. Parole … d’ONG.  

Œuvrant pour la misère des autres, ils escomptent le salut pour la leur.

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isabelle 26/07/2007 16:55

bien triste constat !

Mado 20/07/2007 09:10

Alors Monsieur  desherbant on boude,on écrit plus ,on ne réponds meme pas aux bouseus ?  bisous de ma cambrousse

d'éli cieux 18/07/2007 10:00

on peut s'interroger effectivement sur la raison d'être de ces aides qui n'en sont pas vraiment...

Emma et Alain 14/07/2007 21:37

oh le desherbant comment il va .....????quand il vient à la campagne chez moi.....il me l'a promis.....putain con on les attendssss les gens de la ville on va leur faire visiter les Herbes les collines la mer surtout en ce moment c'est innondé de parigo.....bisouset ouais on n'ecrit pas bien à la campagne.

Julima 13/07/2007 17:26

Oui Koulou, ca doit bien etre ca !....