Compostage à la ferme d'animaux morts ...

Publié le par Désherbant

mort-aux-porcs.jpgUne vaste réflexion est en train d’aboutir dans nos bien vertes contrées visant la mise en œuvre, à terme, de projets pilote concernant le compostage d’animaux de la ferme morts.

Plusieurs fermes porcines disséminées un peu partout en France, mais surtout situées dans le nord ouest, y participent.

Ces essais permettront de déterminer les paramètres optimaux de compostage, d’évaluer les implications économiques d’une telle bien appétissante pratique car, c’est clair les coûts de récupération actuellement en cours incitent les producteurs de porcs à rechercher d’autres façons de se défaire de leurs animaux morts.

Etrange.  Singulièrement le dernier Salon International de l’Agriculture, millésime 2008 : www.casse-toi-alors@pauvre.con  n’en a pas spécialement relaté l’avancée de ce type étude si authentiquement … moderne ...

Une discrétion et sagesse toute paysanne, il faut bien supposer ….

Actuellement seulement la récupération, l’incinération et l’enfouissement à la ferme semble-il, sont autorisés dans le cas du porc.

Le moratoire relatif aux « farines animales » de bien sinistre mémoire paysanne, à stoppé net l'élan une source de gains assez lucrative pour la filière porcine pour les carcasses d’animaux morts - donc impropres à la consommation - et dont le fermier souhaitait, alors comme aujourd'hui,  s’en débarrasser.

Pas forcement nécessaire de bénéficier d’une haute expertise en agronomie pour imaginer les coûts et les impacts environnementaux d’une telle pratique calamiteuse en termes de biosécurité ambientale.

Les températures hivernales et les précipitations importantes dans ces régions impactées par la production intensive de porcs – et par conséquence touchées par une mortalité importante de sujets porcins – vont constituer des contraintes écologiques et biosanitaires dramatiquement considérables si cette technique dite de : « compostage » venait à se  généraliser.

Des risques pour la santé touchant les animaux - vivants - eux-mêmes, mais aussi bien sur et bien plus préoccupant, pour les humains habitant ces régions.

Jadis lorsqu’on se rendait en Bretagne et – d’une manière suicidaire – on s’adonnait à goûter l’eau des robinets, on pouvait alors se délecter d’un infect breuvage sentant la pisse de porc et au doux goût de : nitrates, azote, ammoniac, acétone et autres charmants pesticides divers.

Bref, conséquemment  à la sapidité de pisse, voici maintenant venu le temps, après cette nouvelle et probable contamination des nappes phréatiques bretonnes, du goût de charogne de porc.

Un délicieux et bien complémentaire désaltérant qui accompagnera fort bien le festif et bien goûteux barbecue dominical en famille dans ces augustes contrées.

Un signalement gourmand, qui coïncide si  bien avec la sortie en librairie de la nouvelle édition 2008 du : « Guide Michelin - France » ...

En attendant, comme dirait l’autre : « Bon appétit, bien sûr » !

   

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vita 05/03/2008 18:27

Et moi qui aime le rôti de porc à la provençale.......!!!!!!!!!!!!!VITA

liza 05/03/2008 17:57

C'est décidé ! Je ne boirais plus que du vin !
LIZAGRECE

:0010: Handi@dy :0079: SEPienne résistante! 05/03/2008 17:54

Affolant... Jusqu'où maltraitera-t-on les bêtes, même mortes, on les exploite, et pour des économies de fric, sans penser aux nappes phréatiques... Suis écoeurée... Le compost animal, ça ne peut marcher que dans des pays non pollués et où on ne les bourre pas de calmants et d'antibios... Ils nous préparent une prochaine catastrophe écologique et épidémie, ces cons! A quand une loi qui punit très sévèrement la pollution des sols... Et à quand une loi qui sanctionne férocement l'exploitation intensive des animaux, en non-respect de sa nature et de ses besoins? Bonne soirée malgré tout... suis toute retournée là! BIZ