La Détresse est dans le pré

Publié le par Désherbant


Stupéfiant !  Dans un lointain (depuis Paris) département de la Marne, entre les betteraves et les vignobles une dizaine de personnes ont été blessés et une soixantaine de véhicules incendiés dans la nuit de samedi 14 à dimanche 15 juin lors de heurts entre des jeunes de Vitry-le-François, dans la Marne justement, et des gendarmes.
Les émeutes ont éclaté en soirée après la mort d'un jeune homme d'une vingtaine d'années, tué par balle lors d'un règlement de comptes en pleine règle, et l'arrestation de son agresseur présumé.
Les autorités de police indiquent que : « Une cinquantaine de personnes, des jeunes forts violents et des moins jeunes ont participé aux violences ...».
... Une dizaine de blessés, soixante voitures brûlés ce qui équivaut à dire que, ces troubles en milieu rural ont fait au moins une bonne soixantaine de victimes, ce qui sur une population d’approximativement 17000 habitants a de quoi préoccuper, n'est ce pas ?
La crise des banlieues prends désormais le chemin des campagnes. Dans son développement en milieu rural, ce mal de vivre emporte, dans ses équipages, ses témoignages de dérives criminogènes liées clairement aux trafiques occultes de tout genre de type : drogue, armes, etc.
Plus récemment  l’Eure, l’Eure et Loire, le Loiret  ont fait l’objet, dans un degré de gravité et de violence moindre, d’incidents du même acabit.
De plus en plus de dérives que l’on observait jusqu'à aujourd'hui plus fréquemment au sein  des bandes qui agissent dans les cités de banlieue se multiplient maintenant en milieu rural.
Un transfert de la violence et de ses trafics s’invite en plein champ.
Une contagion par la drogue, le chômage, l’exclusion, la paupérisation des "villageois"  qui reçoivent en pleine figure, tout comme leurs "frères" citadins,  les affres de ce mal de vivre d’aujourd’hui.
Que deviennent-elles ces « riantes bourgades » qu'aujourd’hui brulent comme bon nombre de « ghettos »  de nos banlieues urbaines ?
Les élus locaux,  les forces de l’ordre en milieu rural sont-ils seulement préparés eux pour affronter ces problématiques inédites pour la campagne ?
Que s’est-il donc passé en France depuis 1979 ? Depuis Vaux-en-Velin  et autres cités de Minguettes ?
Quel diagnostic a-t-il été posé au niveau local pour éviter que les campagnes, après les cités, brûlent ? 
Loin de nos centres urbains, ces campagnes que l'on croyait épargnées de cette indicile violence "urbaine" , ont de quoi nous inquiéter.
Le trafic de drogue qui, semble-t-il serait à l’origine de ce règlement de comptes bien digne du Far West d’antan, s’est développé d’une manière sourde dans nos bourgades.
Les armes, ainsi que tout autre trafic parallèle s’épanouissent à vitesse grand « V » dans les villages endormis et qui semblaient,  jusqu’alors, bien à l’abri de ces dérives, bien planqués qu'ils étaient derrière les meules de foin et la terre bien grasse qui colle à nos semelles citadines.
Criminalité organisée ou profond mal de vivre de nos plus jeunes générations?
Bref là où l’autorité publique abandonne la vie de nos concitoyens dans des jachères où la citoyenneté ne peut guère grandir, les causes qui provoqueront demain des nouvelles émeutes,  prospèrent.
Décidément dans notre  campagne hexagonales les pâquerettes ont désormais bien du mal à s’épanouir dans cette « qualité de vie » qui, selon tant d'amateurs de ruralité, tant la différencierait de nos villes si grises, sales, moches, polluées et, surtout :  violentes ...
"Suum quique tribuere", comme disaient jadis mes ancêtres ... les Romains !

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Handi@dy :0016:conférence du handicap:nous aussi on veut du caviar, des rolex et des ray-ban! 21/06/2008 21:22

Et bonne teuf de la zicmu! BIZ






Roger Glover butterfly ball love is allenvoyé par supersaiyan

Liza 21/06/2008 19:36

vITRY LE FRANCOIS ne me semble pas être un petit village avec café-restaurant-épicerie, église et mairie ... Le centre ville peut-être ... les champs de la Marne,  après avoir gardé en leur sein obus, et autres vestiges rouillés mai néanmoins dangereux  de la Grande Guerre, on construit des cités au milieu des prés  avec tous les désavantages de la campagne ( pas de lieu culturel, ni de commerces autres les enseignes de certains hypermarchés qui ont profité de l'aubaine, les pieds dans la boue comme au temps des tranchées ... Bref ! pas la joie !Et ces dites cités, souvent au nom bucoliques : Pâquerettes, Marguerite ou autres ont également tous les dégagréments des grandes villes : bruit, architecture concentrée ...Bref ! Comment une jeunesse peut s'y retrouver : ni ville ni campagne ni grandes écoles ni boulot ... En plein nulle part avec l'autoroute pour tout horizon ...LIZAGRECE

Handi@dy :0016:conférence du handicap:nous aussi on veut du caviar, des rolex et des ray-ban! 21/06/2008 19:19

Il n'y a que dans mon patelin virtuel qu'on se sent bien! Même KAMINI y est passé lol! (réalisé avec trucages pour illustrer un ancien articles ville/campagne, où vivre mieux quand on est handicapé/malade):

Handi@dy :0016:conférence du handicap:nous aussi on veut du caviar, des rolex et des ray-ban! 21/06/2008 18:51

Hello cher DESHERBANT! Oui, bonne analyse:les campagnes laissées en jachère sociale dépérissent, envahies par les chardons de la nouvelle misère des classes moyennes, par la colère, le caractère aigri des jeunes désillusionnés, mais aussi par les préjugés des ruraux ainsi gênés... A force de supprimer le service public (postes, petites gares etc...) dans les petites localités, à force d'encourager l'implantation des hypermarchés qui tuent les commerces locaux de prduits intéressants, l'artisanat aussi, pour privilégier les importations de Chine, bas de gamme mais moins chers...La grogne n'épargne pas les campagnes! Ici chez moi enALsace, idem, et les ruraux qui sont parfois bornés amalgament,, deviennent limite xénophobes, retranchés dans leurs villas cossues décorées de géraniums rouges, le fusil à portée de main, pour guetter le "d'jeuns", souvent des gamins des pays de l'Est qui, dépaysés chez nous et aveuglés par trop de richesses inaccessibles bling bling, s'énervent. Bon, il y a plein d'autres raisons. On a des jeunes locaux qui déconnent à fond les manettes parce que le chômage les plombe. Eh oui, les chiffres des infos sont nases: le chômage recule naturellement sans qu'on fasse rien: pain béni pour Sarko (zut...), la génération très nombreuse du baby-boom part à la retraite, mais comme on supprime leurs postes, les jeunes ne peuvent pas prendre leur place!Et puis il y a tous ces petits boulots de misère qui ne permettent même pas de survivre, mais rayent les gens des listes de chômage: de petits fonctionnaires vont aux restaus du coeur! Petits jobs sous payés à temps partiel, parce que les fameuses heures supp: travailler plus pour gagner plus", c'est un attrape-couillon! Les patrons ne veulent pas en entendre parler, ni d'embauche de seniors, ni de handicapés. Entubation totale de la France. A hurler! Pour les jeunes, en supprimant les postes de profs etc..., on prépare les chômeurs de demain! Et des citoyens indignes de ce nom! La France, vaste pays miné... par une désastreuse politique! Et le milieu rural n'yéchappe pas: entre les OGM, les scandales de pesticides, d'huiles frelatées etc...Je ne sais pas où on va, mon bon monsieur, mais j'ai bien peur que ce soit dans le mur! BIZ et merci de ton passage!